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	<title>Le blog musical de Philippe Axel</title>
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	<description>La révolution musicale est déjà là !</description>
	<pubDate>Sun, 21 Feb 2010 10:02:46 +0000</pubDate>
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		<title>Sélection professionnelle : Le modèle NFL</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 15:20:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philaxel</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Journal de bord]]></category>

		<category><![CDATA[football américain]]></category>

		<category><![CDATA[NFL]]></category>

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		<description><![CDATA[Les musiciens qui rêvent de devenir professionnels négligent souvent la question de la sélection comme si elle n’était pas pertinente dans le cadre d’une discipline artistique. Ils oublient que tout professionnalisme  est issu d’une sélection.  D’ailleurs les musiciens professionnels du classique passent des concours sérieux devant leurs pairs, leurs maitres, leurs professeurs. Le concours de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les musiciens qui rêvent de devenir professionnels négligent souvent la question de la sélection comme si elle n’était pas pertinente dans le cadre d’une discipline artistique. Ils oublient que tout professionnalisme  est issu d’une sélection.  D’ailleurs les musiciens professionnels du classique passent des concours sérieux devant leurs pairs, leurs maitres, leurs professeurs. Le concours de pairs à pairs est la forme la plus égalitaire de sélection, d’autant plus que lorsqu’on échoue, on est simplement recalé, on peut toujours se représenter l’année d’après. Quand il n’y a pas de concours, deux autres formes de sélection prévalent : la sélection par l’argent ou bien la sélection arbitraire (quelques décideurs sélectionnent). Le processus de sélection est aussi très important dans l’économie d’un secteur professionnel sportif ou artistique. Car c’est une manière de créer de la rareté et donc, de l’intérêt du public à payer pour assister aux événements. Le football américain souvent montré en exemple du libéralisme est en fait un exemple de marché régulé dans le souci de la sélection la plus juste. Pas étonnant alors que le dernier Superbowl ait battu tous les <a href="http://www.lemonde.fr/sport/article/2010/02/09/le-superbowl-etablit-un-nouveau-record-d-audience-aux-etats-unis_1302981_3242.html" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/www.lemonde.fr');">records d’audience</a> et de recettes, avec des places vendues à partir de 1000 $  l’unité dans le stade et des spots télévisés crevant tous les plafonds.<br />
<span id="more-773"></span><br />
Le football américain est paradoxalement, un sport collectif individualiste. Certains joueurs ne touchent même pas le ballon. La valeur de leur travail hyper spécialisé n’est calculée que par leurs statistiques de réalisations concrètes sur le terrain (placages, interception, courses etc&#8230;). Une franchise de la NFL est une écurie de 50 joueurs qui se relayent pour 11 joueurs seulement sur le terrain selon la tactique décidée par une douzaine d’entraineurs eux-mêmes spécialisés dans des phases précises. On pourrait alors penser à première vue à une métaphore du libéralisme économique. Pas forcément. Car nous allons le voir, une gouvernance, des règles économiques, un état fort régule l’ensemble : la ligue. Souvent constituée d’ailleurs d’ancien champions qui veillent à une chose essentielle : l’égalité des chances devant l’accès aux saint Graals appelés « superbowl » (finale de l’année) , &#8220;pro bowl &#8221; (selection des meilleurs joueurs pros de l&#8217;année) et  « Hall of fame » (sélection des meilleurs joueurs de l’histoire).</p>
<p style="text-align: justify;">La rareté de la NFL est organisée de sorte à  limiter le professionnalisme, mais surtout pas l’amateurisme, qui constitue une réserve inouïe de consommateurs pour les sponsors et autres équipementiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Le professionnalisme  est limité à 32 équipes, ou « franchises » que des propriétaires privés peuvent vendre ou acheter. Tout est extrêmement contrôlé au niveau des copyrights d’utilisation des marques. A tel point que la NFL, dans un premier temps, comme l’industrie du disque,  a traqué les vidéos sauvages sur Youtube pour en garder les droits de diffusion et a adopté un modèle payant  pour regarder les résumés des matches sur le site officiel www.nfl.com.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un premier temps seulement, car aujourd’hui, si vous allez <a href="http://nfl.com" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/nfl.com');">sur le site</a>, vous constaterez que toutes les vidéos sont diffusées gratuitement avec quelques secondes de pubs en intro. Et sur Youtube, il reste un bon paquet de vidéos des années précédentes qui ne sont pas interdites, assez pour permettre à chacun de découvrir ce sport et donner envie de regarder les directs.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est donc le modèle de la gratuité qui s’est finalement imposé pour capter l’attention. Ce qui demeure payant, ce sont les retransmissions des matchs en direct en multiplex sur le site de la NFL (abonnement), et les droits de retransmissions dans le cadre lucratif des grandes chaînes de télévision nationales. Comme l’explique Jacques Attali pour la musique,  ce qui est en direct c’est du vivant, la tendance est donc au payant, tandis que ce qui est enregistré c’est déjà mort, la tendance est alors naturellement au gratuit.</p>
<p style="text-align: justify;">L’amateurisme du football américain passe par les universités. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_des_intelligences_multiples#L.E2.80.99intelligence_corporelle-kinesth.C3.A9sique" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/fr.wikipedia.org');">L&#8217;intelligence kinesthésique</a> c&#8217;est-à-dire sportive,  est considérée comme une intelligence comme les autres, ce qu’elle est en effet. Elle se développe donc dans le cadre universitaire où des aides, des bourses, sont accordées aux meilleurs joueurs…sur concours. Joueurs qui ont tous en commun de regarder les diffusions gratuites de matchs à la télévision et sur internet cela va sans dire&#8230;Achetant ensuite des équipements très onéreux faisant le bonheur des équipementiers, et créant ainsi les emplois de toute une filière et de ses intermédiaires.</p>
<p style="text-align: justify;">A l’issu d’une carrière universitaire méritante (de bonnes statistiques de match donc), le joueur qui prétend au professionnalisme dépose une demande à la NFL et participe à des sessions de détection où sont présents tous les entraineurs pros des franchises, dont le fameux match appelé <a href="http://www.seniorbowl.com/" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/www.seniorbowl.com');">Senior Bowl</a><a href="http://www.nfl.com/probowl" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/www.nfl.com');"></a> qui réuni chaque année la sélection (encore) des meilleurs universitaires sur des critères objectifs. A l’issu de cette période, toute l’Amérique connait ses meilleurs jeunes joueurs et le site de la NFL les fait découvrir en vidéo dans des reportages. A ce stade, ils sont encore sans équipe.</p>
<p style="text-align: justify;">Si cela se passait comme dans le football en Europe, système purement libéral, le club le plus riche achèterait alors les meilleurs jeunes. Et bien non seulement ce n’est pas le cas, mais il existe une règle pour pallier à cette injustice : le système des Draft.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque saison en effet, pendant deux jours, les <a href="http://www.nfl.com/videos/nfl-hq-videos/09000d5d816778a1/Draft-Journey-Suh-s-quest-for-No-1" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/www.nfl.com');">Draft sont organisés et filmés</a>. Ce n’est pas à proprement parler des enchères, puisque c’est le club le plus mal classé de la saison précédente qui a le droit de « drafter » , c&#8217;est-à-dire de choisir en premier, le joueur à intégrer dans l’équipe. Il va donc choisir le meilleurs joueur ce qui rééquilibrera son équipe pour la saison suivante. Il peut aussi « vendre » ses positions de Draft…Bref, c’est une forme de régulation du marché par l’état (ici la NFL), c’est ce que l’on pourrait appeler une logique social-démocrate.</p>
<p style="text-align: justify;">Le résultat de tout cela, c’est une finale du Super Bowl que tout un peuple attend comme la sélection ultime d’une centaine de sportifs sur des millions de pratiquants, où l’on sait que les meilleurs seront bien là, où un arbitrage strict et vidéo rarement contesté élimine quasiment  toute injustice de parcours. Car dans le football américain on a compris que comme ailleurs,  il n’y a pas de gloire dans la tricherie. Et que sans gloire le spectacle perd de sa valeur symbolique, la plus monnayable.</p>
<p style="text-align: justify;">Et au final, même s’il existe des problèmes de dopages qu’il ne faut pas nier, c’est une économie qui fonctionne, car basée sur le mérite pur, par le cercle vertueux d’un professionnalisme et d’un amateurisme qui s’alimentent réciproquement soutenus par la médiation de la gratuité des diffusions à la télévision et sur internet.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour conclure, gageons que si les américains avaient appliqué la logique de régulation de la  NFL au reste de leur économie dérégulée en grande partie pendant l&#8217;époque Reagan , la crise financière aurait probablement été évitée.</p>
<p style="text-align: justify;">Et interrogeons-nous  si vous le voulez bien  aussi sur la logique absolument hallucinante de sélection des professionnels de la musique populaire aujourd’hui d’après des segments de marché, sélection arbitraire par quelques patrons de maisons de disques, qui n’est pas propre à susciter l’admiration et encore moins la gloire, moteurs pourtants essentiels de ce type d’économie. Imaginez l’équipe de France de football sélectionnée par le patron d’Adidas d’après les calculs de ventes de chaussures à crampon de chaque joueur. Vous aurez une idée  du système actuel de sélection des professionnels de la musique, qui est sans doute pour une bonne part dans ses difficultés actuelles.</p>
<p><object width="425" height="344" data="http://www.youtube.com/v/YZYKzpjci0s&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/YZYKzpjci0s&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
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		<title>Jamendo risque de disparaitre, comme tout le monde !</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Jan 2010 09:34:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philaxel</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Journal de bord]]></category>

		<category><![CDATA[dogmazic]]></category>

		<category><![CDATA[Jamendo]]></category>

		<category><![CDATA[licence globale]]></category>

		<category><![CDATA[start-up]]></category>

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		<description><![CDATA[Jamendo.com est le modèle économique de communauté musicale le plus pertinent et pourtant, ce site risque de disparaitre. Rien d’étonnant pour moi. J’ai connu de l’intérieur une bonne dizaine de start-up depuis mes débuts professionnels comme webmaster au sein de la pépinière du CICA à Sophia Antipolis . C’était en 1999. Depuis je ne cesse [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.jamendo.com/artist/philaxel/" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/www.jamendo.com');">Jamendo.com</a> est le modèle économique de communauté musicale le plus pertinent et pourtant, ce site <a href="http://electronlibre.info/+Jamendo-en-grande-difficulte,02517+" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/electronlibre.info');">risque de disparaitre</a>. Rien d’étonnant pour moi. J’ai connu de l’intérieur une bonne dizaine de start-up depuis mes débuts professionnels comme webmaster au sein de la pépinière du CICA à Sophia Antipolis . C’était en 1999. Depuis je ne cesse de clamer que la publicité ne peut pas à elle seule financer les créations de contenus pour le web et qu’il faudra cesser un jour ou l’autre cette logique d’espoir de rachat soudain par un grand groupe pour récompenser les efforts de ceux qui passent des heures sur leurs ordinateurs à développer des programmes et écrire des articles. Jamendo va disparaitre parce que la licence globale n’est pas en place, celle que je préconisais dans mon livre, c&#8217;est-à-dire une licence globale rémunérant aussi les sites Internet d’après leur temps de consultation. Tant qu’une telle mesure ne sera pas en place, l’Internet ne créera qu’une rente pour les FAI, une fois leurs investissements en infrastructures amortis. Et une rente cela ne crée pas d’emplois.<br />
<span id="more-765"></span><br />
Même s’il progresse chaque année le <a href="http://www.journaldunet.com/ebusiness/breve/40669/le-marche-de-l-e-pub-continue-de-croitre-malgre-la-crise.shtml" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/www.journaldunet.com');">CA de la publicité sur Internet</a> en France est de 2 milliards à peine par ans sur plus de 32 milliards globaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Qui peut penser sérieusement  qu’avec ces 2 milliards là on pourra  financer les emplois des filières  informatiques, audiovisuelles, littéraires, musicales, la presse, le jeu vidéo etc. ? Nous sommes en plein délire qui consiste à croire que seuls les revenus publicitaires ou le rachat spéculatif sont à même de récompenser le mérite et le travail sur la toile. Alors que chacun peut constater que les bandeaux et autres liens publicitaires ont un taux de clic dérisoires en plus de polluer les sites.La vérité c&#8217;est que la majorité des entreprises de l&#8217;Internet en France et partout dans le monde, travaillent à perte , le plus souvent sur leurs investissements initiaux qui fondent rapidement.</p>
<p style="text-align: justify;">Qui peut penser également sérieusement que les ménages seront prêts à multiplier les abonnements alors qu’ils dépensent déjà 30 à 50 € par mois en téléphone portable (et souvent un pour chaque membre de la famille),  la même chose en accès Internet, en plus des crédits pour l’achat des ordinateurs  ? Sortis de l’abonnement à l&#8217;inévitable World of Warcraft, pensez-vous vraiment que tout le monde va souscrire à 10, 15 ou 20 abonnements à tels ou tels services ?</p>
<p style="text-align: justify;">Où se trouve la valeur, sans nul doute ici : <strong>42 milliards</strong> de CA l’année dernière pour les opérateurs télécom.</p>
<p style="text-align: justify;">Combien d’emplois stables créent-ils avec ça  (en tenant compte des suicidés sur leurs lieux de travail) ? Quand vous les appelez vous tombez sur une plateforme à l’étranger et quand vous avez besoin d’une intervention à domicile ils vous envoient un sous-traitant ! Pourtant, sur quoi repose la motivation à s’abonner à Internet ? Et bien&#8230;Jamendo par exemple!</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, mon ami Laurent Kratz va en entendre des vertes et des pas mûres sur ce qu’il aurait dû faire de mieux , chacun va y aller de ses conseils après coup. Lorsque j’ai déjeuné avec lui il y a trois ans je lui avais soumis un projet en lui disant que j&#8217;étais assez pessimiste sur l&#8217;avenir de son service. Mais bon, globalement, il a fait le boulot. Il a été en avance sur tous les autres sur son modèle économique. Mais quand vous avez 15 salariés, 1 ou 2 millions d’€ d’un investisseur, ça file vite…Les seules Start-up qui survivent à ce compte là sont celles qui ont un solide pied dans l’économie classique, c&#8217;est-à-dire matérielle, ou celles qui sont très vite rachetées par un grand groupe, capable d&#8217;encaisser des pertes, et généralement pour en faire pas grand-chose ensuite.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans tous les cas si Jamendo disparait, il ne restera plus que <a href="www.dogmazic.net" target="_blank">Dogmazic </a>aux musiciens indépendants et en licences ouvertes pour s’exprimer avec du streaming correct. Et Dogmazic c’est un modèle tout aussi précaire. J’ai vu autant d’associations se transformer en SARL pour essayer de survivre, que de Start up en faillite.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Lecture du rapport de la mission Zelnick</title>
		<link>http://www.philaxel.com/2010/01/07/blog-musical/lecture-du-rapport-de-la-mission-zelnick/</link>
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		<pubDate>Thu, 07 Jan 2010 13:48:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philaxel</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Journal de bord]]></category>

		<category><![CDATA[lecture]]></category>

		<category><![CDATA[mission Zelnick]]></category>

		<category><![CDATA[rapport]]></category>

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		<description><![CDATA[Le rapport des trois sages chinois de la mission Zelnick est en ligne depuis ce matin. Il confirme mon impression initiale de parti pris dogmatique qui refusait d’emblée sans même les étudier en profondeur, les différentes solutions possibles de licences globales. Comme le souligne très justement la Quadrature du Net, il s’agit d’un exercice assez [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le rapport des trois sages chinois de la mission Zelnick est <a href="http://bit.ly/8ThxPs" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/bit.ly');">en ligne depuis ce matin</a>. Il confirme mon impression initiale de parti pris dogmatique qui refusait d’emblée sans même les étudier en profondeur, les différentes solutions possibles de licences globales. Comme le souligne très justement la <a href="http://bit.ly/4PsYnX" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/bit.ly');">Quadrature du Net</a>, il s’agit d’un exercice assez inouï de soutien de modèles économiques et de certains acteurs du marché des produits dérivés culturels, au détriment d’autres, et de plus, sur le dos des citoyens contribuables. Avec de surcroit la désignation d’un bouc émissaire : Google, seule société qui a eu le simple tord d’avoir compris que la gratuité du fichier numérique allait être inévitable, et qui se trouve donc en avance sur les autres. Seule société proposant d’ailleurs des solutions de rémunérations des vrais acteurs indépendants de la création sur Internet: les liens sponsorisés (j&#8217;en ajoute d&#8217;ailleurs symboliquement sur ce site dès aujourd&#8217;hui puisque c&#8217;est la seule source de rémunération des  créateurs de contenus sur Internet que l&#8217;on peut attendre ces prochains mois). Pour <a href="http://bit.ly/6PRueA" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/bit.ly');">la SACEM le compte n’y est pas </a>et pour moi non plus.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/70/NikkoNoEvil4902.jpg/360px-NikkoNoEvil4902.jpg" alt="" width="360" height="174" /><br />
<span id="more-736"></span></p>
<p style="text-align: justify;">J’ai en effet décidé de placer désormais sur mon blog des annonces sponsorisées Google, acte symbolique de colère, car ces prochains mois, et <a href="http://electronlibre.info/+Jamendo-en-grande-difficulte,02517+" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/electronlibre.info');">si la mort de Jamendo</a> se confirme, ce sera la seule source de rémunération dont les artistes indépendants et bloggeurs en licences ouvertes disposeront sur la toile. Il est donc assez paradoxal que ce rapport désigne comme responsable de l’inertie des acteurs du marché de produits dérivés culturels et audiovisuels, la réussite d’un autre acteur du marché qui se prépare lui véritablement à la révolution numérique, et depuis des années déjà, c&#8217;est à dire à la <a href="http://bit.ly/7m9avm" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/bit.ly');">gratuité inévitable</a> du fichier numérique, bien non rival.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet on peut lire dans ce rapport cette phrase assez terrible d’incompétence :<em>« La musique a été la première touchée du fait de la facilité à dupliquer, reproduire, indexer et distribuer un fichier musical à peu de frais. Elle est ainsi devenue gratuite de fait pour les consommateurs. Cette situation n’est pas satisfaisante car elle ne permet plus de rémunérer les ayant-droits dans des conditions permettant le renouvellement de la création musicale. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Au lieu d’expliquer, encore une fois, que le fichier numérique est un bien non rival et qu’il tend donc naturellement vers le flux et la gratuité, ces gens considèrent que la musique est devenu gratuite par accident et qu’il faut l’empêcher, faire en sorte qu’elle redevienne payante par le bourrage de crâne et la loi. Alors que depuis quelques mois se sont imposés naturellement les sites de streaming musical par exemple, et que le streaming c’est gratuit.</p>
<p style="text-align: justify;">En ce qui concerne la licence globale on peut lire également cette phrase terrible de dogmatisme et même je dirais, d’aveuglement: <em>« Il est impossible de souscrire à cette proposition pour une raison fondamentale : son inspiration est contraire à l’essence même du droit d’auteur, qui est le droit exclusif d’un créateur libre et indépendant. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Un pur mensonge. Et je l’ai expliqué en détail dans mon article «<a href="http://www.philaxel.com/2009/10/07/blog-musical/l%e2%80%99expropriation-des-auteurs/" target="_blank" > l’expropriation des auteurs »</a>.Au contraire, l’essence même du droit d’auteur est la gestion collective de transferts de ressources indirects, qui n’affecte en rien la liberté du créateur actuellement aliéné à des producteurs et éditeurs par lesquels il doit absolument passer pour s’exprimer et surtout, être rémunéré. De plus, il n’existe pas une seule mais plusieurs propositions différentes de licences globales que les trois sages chinois (Mizaru (L&#8217;<em>aveugle</em>), Kikazaru (Le <em>sourd</em>) et Iwazaru (Le <em>muet</em>)) animateurs de cette mission avaient décidé purement et simplement d’ignorer.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rapport explique:<em> « De surcroît, la licence globale ruinerait les efforts des éditeurs de services de musique en ligne, dont la mission tient à saluer l’opiniâtreté souvent remarquable, qui tentent de développer, en respectant la loi, des services attractifs pour les consommateurs. »</em> L’état n’a pas à supporter tel ou tel modèle économique par rapport à un autre et sa mission n’est pas non plus de réguler les pratiques culturelles des citoyens, c’est le marché qu’il doit réguler et de manière neutre. Dire que la licence globale est une mauvaise idée car elle ferait disparaitre certains services en ligne, c’est oublier que supporter la VOD sur Internet comme le fait ce rapport, c’est tuer les vidéo clubs traditionnels. En outre, la licence globale ferait sans nul doute développer d’autres acteurs du marché, comme mes amis créateurs indépendants et autoproduits par exemple .</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Mais les voix des défenseurs de la licence globale, souvent issues de la communauté des Internautes. »</em> Souligne encore ce rapport, dans une mauvaise foi digne de la propagande des états les plus totalitaires, tentant de marginaliser les acteurs de plus en plus nombreux qui travaillent sur ces solutions.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les annexes on peut lire également : <em>« La proposition (cf : de licence globale) a en outre le défaut majeur de déconnecter la rémunération des créateurs de toute logique de marché, en rompant la corrélation entre la consommation de musique et la rémunération des ayant-droits. »</em> C&#8217;est ignorer que les propositions de licences globales reposent toutes aujourd&#8217;hui sur des collectes de mesures effectives des usages. Encore un exemple de mauvaise foi évidente.</p>
<p style="text-align: justify;">Et même si quelques mesures vont dans le bon sens comme celle, évidement, de la licence légale pour les plateformes d’écoutes et de téléchargement qu’a réussie à faire passer monsieur Zelnick pour ses amis producteurs indépendants lésés par les majors et c’est tant mieux, rien dans ce rapport ne concerne les artistes autoproduits et surtout pas l’intégration des licences ouvertes par les sociétés de gestion collectives que préconisait pourtant le secrétariat à l’économie numérique dans son rapport à lui, publié quelques semaines auparavant, beaucoup plus neutre et pertinent à mon sens.</p>
<p style="text-align: justify;">Un autre point m’inquiète dans ce dossier, la volonté de grignoter le domaine public, mais cela ne m’étonne que très peu de la part de certains membres ultralibéraux de cette mission, qui confondent la propriété intellectuelle à la propriété matérielle.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette mission Zelnick s&#8217;est borné à essayer de sauver deux marchés morts, celui du CD et celui de la vente à l’unité du fichier numérique déjà dépassé par le streaming, et ceci au prix d’efforts du seul consommateur qui va subir à la fois :</p>
<p style="text-align: justify;">- la surveillance par le marché et par la Hadopi à son service.<br />
- le conditionnement de nos enfants par des cartes de réduc et des campagnes de rééducation mentales dignes du KGB dans les médias et jusque dans les écoles (<em>&#8220;Pendant quelques années, l’État aidera les jeunes internautes à s’orienter vers les services « légaux » de musique en ligne, en s’associant aux professionnels pour mettre en place une mesure de réduction des frais de téléchargement ou d’abonnement&#8221;</em>)<br />
- et des aides fiscales diverses pour sauver les PDG de l’industrie du disque du licenciement pour incompétence (<em>&#8220;Les enjeux sont donc d’une cinquantaine de millions d’euros en 2010, puis d’environ 35 à 40 millions d’euros par an au cours des deux années qui suivent&#8221;). </em>A ajouter bien-surs au coût de la mise en place et du fonctionnement de la hadopi&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que l’état aurait pu apporter plus efficacement son soutien par une aide à l’innovation pour la filière musicale par le ministère de l&#8217;industrie, par exemple, l’aidant à trouver un remplaçant au support CD actuel dont le consommateur ne veut plus.</p>
<p style="text-align: justify;">Un rapport totalement hors sujet donc, qui fera perdre encore un temps très précieux aux filières concernées pour leur adaptation nécessaire à la révolution numérique.</p>
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		<title>La trêve des confiseurs</title>
		<link>http://www.philaxel.com/2009/12/27/blog-musical/la-treve-des-confiseurs/</link>
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		<pubDate>Sun, 27 Dec 2009 21:31:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philaxel</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Pendant que le cinéma et la photographie innovent de manière passionnante par le relief et pendant que le jeu vidéo continue sa révolution interactive avec la Wii et les jeux vidéo en univers persistants, les cadres de l’industrie du disque, quand à eux,  persistent à nous expliquer qu’influer sur les supports et les formats ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pendant que le cinéma et la photographie innovent de manière passionnante <a href="http://www.images-relief-3d.com/" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/www.images-relief-3d.com');">par le relief</a> et pendant que le jeu vidéo continue sa révolution interactive avec la Wii et les jeux vidéo en univers persistants, l<a href="http://www.numerama.com/magazine/14655-pascal-negre-nie-toute-responsabilite-dans-la-crise-du-disque-ou-presque.html" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/www.numerama.com');">es cadres de l’industrie du disque</a>, quand à eux,  persistent à nous expliquer qu’influer sur les supports et les formats ce n’est pas leur métier, préférant exercer celui plus naturel à leurs yeux de juristes, de moralisateurs et de conseillers présidentiels. Jusqu’à imposer par caprice un nouveau monstre administratif de surveillance des citoyens, digne de l’avènement d’une dictature certes nouvelle mais non moins sordide : celle du marché. Pourtant, je suis plus optimiste que jamais. Désormais, il s’agit simplement de s’assoir au bord de l’autoroute de l’information pour y voir passer<a href="http://bit.ly/8dPLwL" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/bit.ly');"> les démissions des pro-hadopi les plus bornés</a>. Cela risque d&#8217;être encore un peu long, mais très amusant au final.<br />
<span id="more-718"></span><br />
Mon combat n’a jamais été celui de la disparition des industries de produits culturels dérivés. Il n’a jamais été non plus celui de l’avènement du règne des crétins de Pirate bay ou d’<a href="http://www.numerama.com/magazine/14715-allonews-son-fondateur-arrete-100-000-euros-saisis.html" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/www.numerama.com');">AlloNews</a> dont je me réjouis plutôt des soucis actuels à vrai dire. Mon combat est celui des autoproduits qui font des maquettes et qui souhaitent trouver sur Internet à la fois les moyens de produire, de partager leur musique, et d’être rémunéré pour leurs utilisations lucratives.Et c&#8217;est Jamendo qui semble tenir la corde, avec son modèle, a<a href="http://www.deezer.com/fr/#music/philippe-axel" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/www.deezer.com');">près son accord avec Deezer </a>qui me permet d&#8217;y exposer ma musique, tout en étant rémunéré même quelques centimes pour le moment.Ce qui prouve bien que l&#8217;on peut à la fois être en licence ouverte et gagner potentiellement de l&#8217;argent sur des activités lucratives. La synthèse publiée fin Novembre par le cabinet de madame la secrétaire d&#8217;état à l&#8217;économie numérique demande d&#8217;ailleurs je cite: <em>&#8220;l’acceptation par les SPRD de la prise en compte des artistes publiant sous des licences libres, ou a défaut, la mise en place d’une SPRD s’adressant spécifiquement à ces artistes.&#8221;</em> Cette demande figurera-telle dans les conclusions des travaux de la mission Zelnick  en janvier ? Sera-t-elle prise en compte par la SACEM ? A suivre&#8230;En tout cas, merci madame la ministre.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous souhaitons simplement en effet trouver les moyens d’enregistrer en studio et d’acheter du matériel sans forcément être placé sous la tutelle d’office de tel ou tel producteur cynique et d’un système médiatique délirant. En passant, j’aimerai faire remarquer à ceux qui parlent souvent de &#8220;mirage de l&#8217;auto-production&#8221; , que tous les grands artistes pop/rock de l’histoire se sont tous auto-produits dès qu’ils ont pu le faire, des Beatles créant le célèbre label à la pomme jusqu’aux garçons bouchers,  U2, Peter Gabriel, Prince, Michael Jackson ou <a href="http://www.google.fr/url?sa=t&amp;source=web&amp;ct=res&amp;cd=1&amp;ved=0CAcQFjAA&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.numerama.com%2Fmagazine%2F14390-francis-lalanne-sortira-un-cd-un-livre-et-un-film-sous-licence-libre.html&amp;ei=2dE3S6LqGMbB4gbWuNl9&amp;usg=AFQjCNHyLGDycbkwfrRgEROSRx2WQ2nlDw&amp;sig2=qRBERvkuURadD1tJBHZiNQ" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/www.google.fr');">Francis Lalanne</a>. L’exception, ce sont plutôt les artistes qui ont réussis et qui sont restés dans une Major toute leur carrière.</p>
<p style="text-align: justify;">Maintenant, il est certain que tant que les radios, la presse et les télés ne parleront que  de la musique produite par les sociétés qui leur achètent des espaces publicitaires, les autres créeront dans la joie mais sans moyens. C’est pourquoi je suis assez satisfait des déclarations récentes de Bernard Miyet par exemple, qui commence <a href="http://bit.ly/6bbUTW" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/bit.ly');">timidement à parler de la rémunération des autoproduits</a> sur la toile.Merci monsieur.</p>
<p style="text-align: justify;">La mise en place de la Hadopi <a href="http://bit.ly/7PQhVm" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/bit.ly');">est en cours</a> et si elle est mise en place réellement ce sera une boucherie. Dès les premiers avertissements et les premières sanctions l’opinion publique va se réveiller.  Les actions risquent de se radicaliser et la Hadopi sera un des arguments principaux de l’échec de la droite en 2012. Ne comptez pas sur moi pour participer aux actions de sabotage des saboteurs (*). Je suis un républicain et je respecte la loi même la plus stupide. De plus, je suis convaincu que c’est la logique de licence globale qui est déjà en marche, et je l’ai encore affirmé dernièrement avec vigueur <a href="http://www.rogard.blog.sacd.fr/le-dernier-amant-romantique/" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/www.rogard.blog.sacd.fr');">au DG de la SACD Pascal Rogard sur son blog</a>, dans les commentaires à l&#8217;un de ses derniers articles. De fait, ceux qui s’y opposent chez les responsables de la filière se comptent désormais sur les doigts d’une seule main, et ils bloquent pourtant tout le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai la chance à présent d’être en liaison directe avec les décideurs. J’ai des contacts partout et j’ai été reçu partout, <a href="http://www.philaxel.com/2009/09/21/blog-musical/l%e2%80%99entrevue-de-musique-info/" target="_blank" >au SNEP</a> par exemple, ou dernièrement à la SACEM comme à l’<a href="http://bit.ly/7X4vh0" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/bit.ly');">UFC que Choisir</a> dont les dernières conclusions sont plutôt intéressantes. Seul Monsieur Zelnick (ou ses tristes conseillers sur cette mission),  n&#8217;a pas souhaité me voir, et c&#8217;est bien dommage.  La France est le pays de la Hadopi, ce monstre juridique inédit, mais c’est aussi un pays où l’on peut encore discuter. J&#8217;accepte donc que les choses évoluent lentement. Je suis optimiste aujourd’hui. Alors bonne fête aux lecteurs de ce blog quels qu’ils soient, et en particuliers aux chômeurs pour qui j’ai une pensée particulière ayant été dans cette situation encore l’année dernière à cette époque. C’est durs mais tenez bon !</p>
<p style="text-align: justify;">(*)<em>« Chaque bien réel est unique et ne peut être consommé qu’une fois. Les économistes parlent dans ce cas de “bien rival”. Mais les fichiers, une fois que les ménages se sont légalement équipés des moyens de duplication, deviennent des biens non-rivaux ; la consommation d’un fichier par un consommateur ne s’oppose nullement à l’utilisation de sa copie par quelqu’un d’autre. Tout au contraire, <strong>ceux qui entravent cette copie font acte de sabotage</strong> <strong>: ils tentent de s’opposer au progrès technique pour conserver une rente qui n’a plus de justification économique</strong>.” </em></p>
<p style="text-align: justify;">François Moreau (Conservatoire National des Arts et Métiers), Marc Bourreau et Michel Gensollen (Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications).<br />
Mars 2006.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Nouvelle chanson: le bout du tunnel</title>
		<link>http://www.philaxel.com/2009/11/15/blog-musical/nouvelle-chanson-le-bout-du-tunnel/</link>
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		<pubDate>Sun, 15 Nov 2009 20:33:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philaxel</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Journal de bord]]></category>

		<category><![CDATA[chanson pacifiste]]></category>

		<category><![CDATA[le bout du tunnel]]></category>

		<category><![CDATA[nouvelle chanson]]></category>

		<category><![CDATA[Philippe Axel]]></category>

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		<description><![CDATA[Après avoir mis en ligne la semaine dernière &#8220;les muses&#8221; voici une nouvelle chanson avec des guitares cette fois. c&#8217;est encore une ballade style pop mais avec des guitares au son rock et un solo de guitare.Le propos de cette chanson est pacifiste ,il évoque une période ou après un conflit, le temps vient très [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Après avoir mis en ligne la semaine dernière &#8220;les muses&#8221; voici une nouvelle chanson avec des guitares cette fois. c&#8217;est encore une ballade style pop mais avec des guitares au son rock et un solo de guitare.Le propos de cette chanson est pacifiste ,il évoque une période ou après un conflit, le temps vient très souvent naturellement à la réconciliation , comme après après les dissonances vient la recherche de l&#8217;harmonie, après le bruit vient la musique . La musique est en soi une métaphore de la paix, un simulacre d&#8217;harmonie nécessaire entres les êtres humains.Le but de la culture c&#8217;est avant tout la paix, le commerce n&#8217;en est qu&#8217;une pratique dérivée accessoire.Sa principale valeur est donc sa valeur symbolique.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Le bout du tunnel<br />
</strong><em> (5:03)</em><br />
Philippe Axel paroles, musique et enregistrement instruments et voix</p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.philaxel.com/telechargements/mp3/leboutdutunnel.mp3"title="Le bout du tunnel mp3"  target="_self" >Téléchargez le mp3</a> (4,62 Mo)<br />
<em><br />
</em></p>
<p align="left"><span id="more-705"></span><strong>L&#8217;enregistrement:</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Je suis parti d&#8217;une mélodie piano, celle du refrain,  comme pour &#8220;les muses&#8221;.Ensuite , une suite d&#8217;accord s&#8217;est imposée naturellement, toujours au piano, et la jouais souvent sans savoir ce que j&#8217;allais dire là-dessus. La structure du morceau était entièrement dans ma tête quand j&#8217;ai commencé à enregistrer les accords piano sur une boucle de drums. Je l&#8217;ai jouée entièrement de tête mais ensuite, j&#8217;ai éprouvé le besoin d&#8217;écrire la grille d&#8217;accords pour pouvoir enregistrer la basse et les guitares plus facilement. J&#8217;ai remplacé la boucle de drums par une programmation avec un son proche d&#8217;une vrai batterie à part la caisse claire dont j&#8217;ai changé le son du kit initial.Sur les pistes piano et batterie j&#8217;ai enregistré la basse. Et puis j&#8217;ai enregistré une guitare d&#8217;un côté du pan stéréo et une autre guitare qui lui réponds de l&#8217;autre côté avec un son légèrement différent. C&#8217;est là que j&#8217;ai écrit les paroles.Ensuite j&#8217;ai ajouté une piste synthé, puis l&#8217;Intro et le solo de guitare.Ensuite les choeurs.Et puis le résultat final ne me plaisait pas du tout.J&#8217;ai laissé de côté la chanson pour enregistrer &#8220;les muses&#8221;, j&#8217;ai même pensé à la mettre à la corbeille . Ce week end j&#8217;ai refais la voix principale et le mixage, un nouveau mastering et là j&#8217;ai trouvé que cette fois elle était présentable. <img src='http://www.philaxel.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p style="text-align: justify;">N&#8217;hésitez pas à partager ce titre , il est diffusé en Creative Commons BY-NC-ND, et à  m&#8217;envoyer vos commentaires et vos encouragements qui sont la rémunération que je cherche en premier lieu <img src='http://www.philaxel.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p style="text-align: center;"><strong>Le bout du tunnel</strong><br />
(Philippe Axel)</p>
<p>Bout du tunnel<br />
Bout du tunnel, je vois<br />
Un petit trait de lumière là<br />
Bout du tunnel, je te vois</p>
<p>C&#8217;est dans le combat qu&#8217;on apprécie la trêve<br />
Sur le champs de bataille qu&#8217;on dépose le glaive<br />
Avec l&#8217;ennemi qu&#8217;il faut parler<br />
Et puis un jour se réconcilier<br />
Bâtir l&#8221;avenir jeter des ponts<br />
Entendre celui qui nous réponds<br />
Chercher l&#8217;harmonie c&#8217;est le travail du musicien<br />
Métisser le moderne et l&#8217;ancien</p>
<p>Bout du tunnel<br />
Bout du tunnel, je vois<br />
Un petit trait de lumière là<br />
Bout du tunnel je te vois</p>
<p>C&#8217;est dans le combat que se trouvent nos erreurs<br />
C&#8217;est dans les accords que raisonnent les choeurs<br />
Et les notes justes des pianos<br />
Sur le damier trouvent leur tempo<br />
Bâtir l&#8217;avenir jeter des ponts<br />
Entendre celui qui nous réponds<br />
Chercher l&#8217;harmonie c&#8217;est le travail du musicien<br />
Métisser le moderne et l&#8217;ancien</p>
<p>Bâtir l&#8217;avenir jeter des ponts<br />
Entendre celui qui nous réponds<br />
Trouver  l&#8217;harmonie c&#8217;est l&#8217;idéal du musicien<br />
Tisser l&#8217;air de l&#8217;autre avec le sien</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Nouvelle chanson: les muses</title>
		<link>http://www.philaxel.com/2009/11/05/blog-musical/nouvelle-chanson-les-muses/</link>
		<comments>http://www.philaxel.com/2009/11/05/blog-musical/nouvelle-chanson-les-muses/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 13:40:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philaxel</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Journal de bord]]></category>

		<category><![CDATA[chanson]]></category>

		<category><![CDATA[Creative Commons]]></category>

		<category><![CDATA[download]]></category>

		<category><![CDATA[free]]></category>

		<category><![CDATA[les muses]]></category>

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		<category><![CDATA[Philippe Axel]]></category>

		<category><![CDATA[song]]></category>

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		<description><![CDATA[au]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Après un déménagement récent j&#8217;ai pu remettre en fonction mon matériel d&#8217;enregistrement et recommencer à travailler sur des compos. J&#8217;en ai une en cours d&#8217;enregistrement que je finirai plus tard avec pas mal de guitares, mais j&#8217;ai terminé celle-ci plus rapidement. Je suis vraiment très heureux de pouvoir à nouveau me réinstaller devant mon clavier , de prendre ma guitare ou ma basse et d&#8217;essayer de créer des chansons.C&#8217;est une passion depuis l&#8217;âge de 14 ans, comme d&#8217;autres font des modèles réduis, de l&#8217;alpinisme ou de la mécanique. Vos petits messages de réactions seront les bienvenus ils donneront de l&#8217;énergie pour les prochains enregistrements.Mon matériel étant toujours aussi basique, c&#8217;est toujours autant galère pour moi d&#8217;obtenir un son satisfaisant à l&#8217;arrivée.C&#8217;est de l&#8217;artisanat total. <img src='http://www.philaxel.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p style="text-align: center;"><strong>Les muses<br />
</strong><em> (4:08)</em><br />
Philippe Axel paroles, musique et enregistrement instruments et voix</p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.philaxel.com/telechargements/mp3/lesmuses.mp3"title="les muses mp3"  target="_blank" >Télécharger le mp3</a> (3,78 Mo)<br />
<em>(MAJ: Un nouveau fichier avec un nouveau mixage a été mis en ligne le Dimanche 15 Novembre)</em></p>
<p align="left"><span id="more-692"></span><strong>L&#8217;enregistrement:</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je fais de temps en temps du consulting en NTIC mais j&#8217;ai aussi une activité à mi-temps de vendeur dans un magasin d&#8217;instruments de musique depuis 6 mois maintenant. Et j&#8217;adore ce métier, le contact avec les clients musiciens est assez motivant pour se remettre à jouer évidement. Quand je n&#8217;ai pas de clients je teste une guitare dans le magasin ou je m&#8217;installe devant un clavier  et c&#8217;est comme ça que j&#8217;ai trouvé cette suite d&#8217;accords piano qui m&#8217;a donné envie de créer une chanson sur cette base. Un son de flûte joué en impro dessus m&#8217;a donné naturellement la mélodie voix du refrain.J&#8217;ai commencé par enregistrer le piano sur une boucle rythmique, puis un hautbois et une flûte qui se répondent, gauche et droite sur le panorama stéréo.Ensuite j&#8217;ai doublé la boucle de drums par une programmation (je rêve d&#8217;une batterie électronique pour jouer vraiment mais ce sera pour plus tard&#8230;).Ensuite j&#8217;ai ajouté une nappe et une basse synthé profonde mais assez discrète. Je n&#8217;ai écrit les paroles qu&#8217;à ce stade là, j&#8217;ai essayé d&#8217;intégrer le nom des 9 muses de l&#8217;antiquité en appelant à elles pour me donner l&#8217;inspiration pour les prochaines chansons ;-). J&#8217;ai enregistré les choeurs, 2 voix à gauche, 2 voix à droite sur le panorama stéréo. Puis, j&#8217;ai enregistré la basse, une vrai basse , qui n&#8217;apparait qu&#8217;au début du premier couplet. J&#8217;ai fais un premier mixage et je me suis aperçu que mes choeurs étaient faux. Le refrain est assez difficile à chanter juste, assez haut et il faut maintenir les notes. J&#8217;ai donc ré-enregistré hier toutes les voix avant un mixage final. J&#8217;ai toujours autant de mal à finaliser le mastering, j&#8217;aurais besoin à ce stade d&#8217;oreilles extérieures mais bon&#8230;Je suis assez content de me remettre à écrire et à composer. Ce pourrait être le premier titre de l&#8217;album Chronos 3. <img src='http://www.philaxel.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p style="text-align: justify;">N&#8217;hésitez pas à partager ce titre , il est diffusé en Creative Commons BY-NC-ND, et à  m&#8217;envoyer vos commentaires et vos encouragements qui sont la rémunération que je cherche en premier lieu <img src='http://www.philaxel.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p style="text-align: center;"><strong>Les muses</strong><br />
(Philippe Axel)</p>
<p>Elles..<br />
La mémoire et la voix<br />
La conscience ou la foi<br />
L&#8217;éloquence et l&#8217;émoi</p>
<p>Vous&#8230;<br />
Filles de Zeus, Mnémosyne<br />
Sortez-nous de l&#8217;abîme<br />
Transmettez de vos cimes</p>
<p>S&#8217;il te plait Erato vient un peu hanter mes nuits<br />
Apportes-moi de Clio le dont d&#8217;une histoire d&#8217;un récit<br />
Souffles-moi, Polymnie, dictes-moi mes écrits<br />
Et Thalie d&#8217;ajouter un soupçon d&#8217;ironie</p>
<p>S&#8217;il te plait Melpomène, porte mon filet de voix<br />
Pour capturer ma sirène, Caliope sera fière de moi<br />
Uranie de sa voute étoilée à l&#8217;aurore<br />
Viendra illuminer Euterpe et Terpishore</p>
<p>Elles..<br />
La mémoire et la voix<br />
La conscience ou la foi<br />
L&#8217;éloquence et l&#8217;émoi</p>
<p>Vous&#8230;<br />
Filles de Zeus, Mnémosyne<br />
Sortez-nous de l&#8217;abîme<br />
Transmettez de vos cimes</p>
<p style="text-align: left;">Elles viennent lorsque nos rêvent s&#8217;usent<br />
Libérer nos pensées confuses<br />
Révéler nos tensions recluses<br />
Elles nous font pleurer ou nous amusent<br />
Par les charmes dont elles abusent<br />
Et la mélancolie comme excuse<br />
Elle nous font chanter&#8230;<br />
Les muses</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La SACEM et l&#8217;ADAMI: &#8220;Si la Hadopi ne fonctionne pas, la licence globale s’imposera&#8221;</title>
		<link>http://www.philaxel.com/2009/10/09/blog-musical/la-sacem-et-ladami-si-la-hadopi-ne-fonctionne-pas-la-licence-globale-s%e2%80%99imposera/</link>
		<comments>http://www.philaxel.com/2009/10/09/blog-musical/la-sacem-et-ladami-si-la-hadopi-ne-fonctionne-pas-la-licence-globale-s%e2%80%99imposera/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2009 18:43:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philaxel</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Journal de bord]]></category>

		<category><![CDATA[adami]]></category>

		<category><![CDATA[boutleux]]></category>

		<category><![CDATA[licence globale]]></category>

		<category><![CDATA[miyet]]></category>

		<category><![CDATA[SACEM]]></category>

		<category><![CDATA[taxe FAI]]></category>

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		<description><![CDATA[La colère du précédent article de mon blog est aujourd&#8217;hui quelque peu apaisée par la lecture du Tchat de Bernard Miyet, président du directoire de la Sacem et de son homologue de l’Adami, Bruno Boutleux, organisé par Lemonde .fr et Electronlibre. Leur position clairement exprimée est une avancée déterminante pour ceux qui comme moi, à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La colère du précédent article de mon blog est aujourd&#8217;hui quelque peu apaisée par la lecture du Tchat de Bernard Miyet, président du directoire de la Sacem et de son homologue de l’Adami, Bruno Boutleux, organisé par <a href="http://www.electronlibre.info/Crise-du-financement-de-la-culture,00435#commentaires" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/www.electronlibre.info');">Lemonde .fr et Electronlibre</a>. Leur position clairement exprimée est une avancée déterminante pour ceux qui comme moi, à ce stade, souhaitent voir un travail sérieux, en profondeur et sans tabous sur les financements de la création sur Internet. L’avancée notoire est qu’aujourd’hui marque en effet la fin de deux énormes tabous : la contribution des FAI et la licence globale.<br />
<span id="more-675"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Dans mon livre j&#8217;avais eu l&#8217;honnêteté de consacrer un chapitre complet aux arguments contraires à ma thèse et j’expliquais notamment pourquoi il était difficile pour les responsables de la filière musicale de renoncer à l’économie du fichier numérique vendu à l’unité. Tout simplement parce que la logique de licence globale est irréversible. Une fois qu’on l’aura adopté, impossible de faire marche arrière. C’est clairement exprimé aujourd’hui avec honnêteté et franchise par ces messieurs: <em>« la licence globale (qui), dans le cadre d’Hadopi, ne se justifie pas. Tous les ayants droit sont néanmoins d’accord pour dire que la licence globale pourrait être en quelque sorte la &#8220;dernière cartouche&#8221; pour le cas où Hadopi ne produirait aucun effet, ce que nous ne souhaitons pas. »</em> (Bernard Miyet-SACEM) (…) <em>»nous considérons que si la lutte contre les téléchargements illicites mise en œuvre par Hadopi ne fonctionne pas, la licence globale s’imposera. » </em>(Bruno Boutleux-ADAMI).</p>
<p style="text-align: justify;">L’heure est aussi dans ce Tchat d&#8217;explication de la position commune des deux  sociétés de gestion collective face à la mission Zelnick, de proposer que les FAI participent au financement des œuvres dont les échanges leur a profité et leur profitent actuellement indirectement. Souvenons-nous que leurs pubs étaient basées sur cet argument. Dans la mesure où les FAI ne peuvent pas être qualifiés de diffuseurs dans cette activité qui consiste à fournir des tuyaux (c’est ce que l’on appelle la neutralité du Net), cette contribution ne pourra vraisemblablement se faire que sous forme de taxe, telle que celle qui a été mise en place pour le financement de l’audiovisuel public. Le tabou d’une taxation des FAI tombe donc aujourd’hui dans la filière musicale, comme le présageait déjà cette discussion entre Laurent Petitgirard  et Jacques Attali pour <a href="http://www.musiqueinfo.com/debats/de-lavenir-de-la-creation-apres-hadopi.html" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/www.musiqueinfo.com');">Musique Info</a> il y a plus de deux mois.</p>
<p style="text-align: justify;">Le scénario désormais pourrait être le suivant. Une forme de logique Hadopi pourrait être mise en place si le conseil constitutionnel accepte le dernier texte, ce qui n’est pas évident. Pourrait s’ajouter après cette mission Zelnick en cours, un dispositif de taxation des FAI pour rééquilibrer ce marché vers les créateurs (il faudra regarder de près à qui elle profite).Ensuite il faudra attendre deux ou trois ans encore pour constater que la Hadopi ne sert strictement à rien et qu’elle crée un climat irrespirable et non pas un écosystème.  &#8220;<em>Il faut sortir de cette opposition dangereuse entre artistes et internautes.&#8221;</em> explique très justement monsieur Boutleux.</p>
<p style="text-align: justify;">Une licence globale sera alors mise en place qui légalisera les échanges non lucratifs entre internautes sur un modèle qui sera probablement assez proche de celui proposé par Philippe Aigrain avec sa Contribution Creative. D’ici là, l’industrie du disque, espérons-le, se sera préparée en remplaçant le CD actuel par un nouveau format compatible avec la gratuité des échanges sur la toile. Et nous parviendront alors enfin à une forme d’équilibre entre le marché et le collectif.</p>
<p style="text-align: justify;">Les discussions ne font que commencer, elles porteront désormais sur les modalités de la mise en place des nouveaux transferts de ressources afin notamment, que tous les créateurs en profitent et pas seulement les Top 50. Je vois une petite  ouverture aussi de Bernard Miyet lorsqu&#8217;il parle de <em>&#8221; permettre aux artistes les plus modestes ou qui sont sur les secteurs les moins commerciaux de pouvoir trouver une rémunération.&#8221;</em></p>
<p style="text-align: justify;">Sans compter que d’autres acteurs vont demander à en profiter, comme la presse en ligne ou la littérature/BD par exemple&#8230;A suivre.</p>
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		<title>L’expropriation des auteurs</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Oct 2009 07:28:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philaxel</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Actualités du Net]]></category>

		<category><![CDATA[Coup de gueule]]></category>

		<category><![CDATA[Industrie du disque]]></category>

		<category><![CDATA[expropriation des auteurs]]></category>

		<category><![CDATA[frederick mitterrand]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y aura un moyen simple de savoir si la mission Zelnick a cherché vraiment à trouver une solution pour la rémunération de tous les auteurs qui contribuent à la richesse du web culturel, ou bien seulement pour les producteurs et éditeurs. C’est assez simple, si je ne suis pas auditionné comme je l’ai demandé, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il y aura un moyen simple de savoir si la mission Zelnick a cherché vraiment à trouver une solution pour la rémunération de tous les auteurs qui contribuent à la richesse du web culturel, ou bien seulement pour les producteurs et éditeurs. C’est assez simple, si je ne suis pas auditionné comme je l’ai demandé, c’est que cette mission est une mascarade comme l’a été celle de Denis Olivennes, venu défendre le site de téléchargement musical de la FNAC dont il était encore le boss. Pour l’instant je n’ai même pas reçu de réponse à ma demande il y a déjà plus de deux semaines déjà, et je n&#8217;ai pas reçu le fameux questionnaire. Lundi dans u<a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2009/10/05/01002-20091005ARTFIG00375-on-ne-me-fait-pas-faire-ce-que-je-ne-veux-pas-faire-.php" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/www.lefigaro.fr');">ne entrevue accordée au Figaro</a>, notre nouveau ministre de la culture donne le cahier des charges à cette mission d’une manière assez maladroite: «<em> Je n&#8217;ai aucune idée préconçue et j&#8217;attends le rapport. Une chose est sûre, je ne reproposerai pas la licence globale dont personne ne sait exactement en quoi elle consiste et dont le principe même l&#8217;expropriation des droits d&#8217;auteur est refusé par tous les créateurs. »</em> Sauf le respect que je dois à monsieur le ministre, je vois 4 mensonges dans cette seule phrase, ça commence bien&#8230;<br />
<span id="more-668"></span>Mensonge 1 : <em>« Je n&#8217;ai aucune idée préconçue »</em>. Être contre la licence globale avant d’avoir engagé une étude approfondie sur le sujet est une idée préconçue.</p>
<p style="text-align: justify;">Mensonge 2 : <em>« personne ne sait exactement en quoi elle consiste »</em> .Philippe Aigrain a écrit un livre très complet sur la proposition de Contribution Creative défendue par l’opposition dernièrement. Il suffit <a href="http://www.ilv-edition.com/pdf_ebook_gratuit/internet_et_creation.pdf" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/www.ilv-edition.com');">de le lire,</a> ou bien alors d’engager une étude d’impact complète sur la question s’il faut l’approfondir avant de prendre une décision ou en modifier la nature.</p>
<p style="text-align: justify;">Mensonge 3 : <em>« dont le principe même l&#8217;expropriation des droits d&#8217;auteur »</em>. Une licence collective étendue n’est pas une expropriation des droits d’auteurs, mais une exception au droit exclusif de l’auteur prévue par le droit international. Ainsi, une radio ou une télé qui diffuse un auteur ne doit pas lui demander l’autorisation à chaque fois. Ce droit est accordé en échange de l’acquittement d’une licence légale. Considérer la licence collective étendue comme une expropriation des auteurs c’est remettre en question  les principales sources de rémunération actuelle des auteurs : les licences radio et télé. La vente directe de produits dérivés n’en constituant que 20% à peine.</p>
<p style="text-align: justify;">Mensonge 4 : <em>« refusé par tous les créateurs »</em>. C’est faux aussi. Je suis un créateur, j’ai travaillé depuis bientôt dix ans en profondeur sur le sujet et je demande que l’on étudie en profondeur cette option tout comme les milliers d’autres auteurs en licences ouvertes et comme par exemple, le collectif &#8221; <a href="http://pourlecinema.over-blog.fr/article-32490991.html" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/pourlecinema.over-blog.fr');">Pour le Cinéma</a>&#8220;  de 40 cinéastes et acteurs,  ainsi que le SAMUP : Union de Syndicats des Artistes Interprètes Créateurs et Enseignants de la Musique, de la Danse et de l&#8217; Art Dramatique de France . La SPEDIDAM et l&#8217;ADAMI, et donc les interprètes, avaient également demandé dès 2006 à étudier cette option. Sans compter les auteurs de chansons qui ont peur du climat de terreur dans les maisons de disques et qui préfèrent se taire pour ne pas subir le même sort que <a href="http://www.numerama.com/magazine/13916-tribune-internet-notre-dernier-espace-de-liberte.html" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/www.numerama.com');">ce cadre de Tf1 viré</a> pour ses convictions anti-Hadopi. Nous nous sentons méprisé par cette remarque et on ne trouve pas de solution dans la méprise mais dans la négociation et la concertation.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, lorsqu’on parle d’expropriation des auteurs, faut-il rappeler à monsieur le ministre que bien qu’il existe un partenariat étroit entre les auteurs et leurs producteurs/éditeurs sur les questions de rémunération, il existe aussi des contrats signés et donc des intérêts parfois contradictoires. Dans le droit, pour qu’un contrat soit valable il faut que les parties soient de forces égales dans la négociation. Ce n’est pas le cas actuellement. La SACEM et la SACD ne défendent plus aujourd’hui les intérêts des auteurs, mais des producteurs/éditeurs qui les contrôlent. Ce qui constitue, là pour le coup, une réelle expropriation des auteurs, qui nous l’éspèrons, ne seront pas expropriés aussi de la mission Zelnick, certes le producteur le plus respectable, mais producteur quand même.</p>
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		<title>L’entrevue de Musique Info</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Sep 2009 12:31:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philaxel</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Journal de bord]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous trouverez ce 22 septembre en kiosque le magazine Musique Info et mon entrevue avec David El Sayegh le nouveau DG du SNEP (Syndicat National de l&#8217;Edition Phonographique). L’entretien a duré plus de deux heures et le journal n’a pas pu tout retranscrire évidement. Voici donc  quelques infos complémentaires sur la nature de mon propos [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Vous trouverez ce 22 septembre en kiosque le magazine <a href="http://www.musiqueinfo.com" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/www.musiqueinfo.com');">Musique Info</a> et mon entrevue avec David El Sayegh le nouveau DG du SNEP (Syndicat National de l&#8217;Edition Phonographique). L’entretien a duré plus de deux heures et le journal n’a pas pu tout retranscrire évidement. Voici donc  quelques infos complémentaires sur la nature de mon propos ce jour là. J’avais eu l’occasion d’un tel entretien avec Hervé Rony, mais sans journaliste,  avec qui j’avais conservé ensuite une correspondance email. Ce sera le cas aussi avec David El Sayegh, que je remercie pour son accueil courtois malgré nos divergences d’opinion. Je remercie aussi Maud et Romain d’avoir organisé ce débat. Par contre, le photographe m’a massacré je suis fâché à mort ! Ou peut être a-t-il raison, à 41 ans aujourd’hui je commence sérieusement à vieillir ; après 9 années de combat pour le partage libre de la culture sur Internet. Quand j’ai commencé j’étais jeune et plutôt beau gosse. Aujourd’hui j’ai des cheveux gris et des cernes sous les yeux. Ils vont finir par m’avoir avant la grippe A ! <img src='http://www.philaxel.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-650"></span>J’avais pris avec moi quelques notes, avec notamment quelques citations mais je ne les ai pas utilisés. J’ai gardé les notes face contre table et au dos j’ai noté 5 mots, les 5 thèmes que je voulais aborder:</p>
<p><strong>-Régulation</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour moi une régulation est nécessaire mais nous ne sommes pas d’accord avec David sur sa nature. Lui souhaite une régulation de comportements culturels des internautes, comportements que je juge trop encrés désormais dans les mœurs et pas du tout immoraux dans le sens ou le partage de la culture est naturel. Pour les autres formes de régulation, j’ai rappelé qu’il existe aujourd’hui déjà 5 sources de surveillance de l’internaute : la police, la gendarmerie, les douanes, la DST et les RG, il me parait inutile et même dangereux d’ introduire celle du marché avec des agents assermenté des associations professionnelles de cinéma ou de musique. Pour moi c’est le marché qui a le plus besoin d’être  régulé aujourd’hui, sur Internet comme ailleurs. Il doit nécessairement être régulé aujourd’hui sur la toile parce que le fichier numérique est un bien non rival et que ses échanges menacent donc des modèles existants au profit de nouveaux acteurs du marché : FAI et opérateurs mobiles. Il s’agit donc de mettre en place des transferts de ressources pour rééquilibrer le marché, qui est toujours défaillant lorsqu’il s’agit de financer la production des biens non rivaux. David pense que le fait de dire que le fichier numérique est un bien non rival, c’est dogmatique. Ce n’est pourtant pas un jugement de valeur ni une opinion politique, c’est une règle économique. Un bien que l’on peut donner sans en être dépossédé est un bien non rival, c’est dans <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bien_%28%C3%A9conomie%29" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/fr.wikipedia.org');">tous les manuels d’économie</a>. Vouloir faire du fichier numérique un bien rival, cela a déjà été tenté, par les DRMs. Et ce fut un échec. En outre, il est bien nécessaire de réformer le Code de la Propriété Intellectuelle pour la toile, dans le sens de la protection des auteurs. Par exemple, on oublie  d’imposer aux sites de streaming de citer les ayants droits, les auteurs et les paroliers. Deezer par exemple, met en ligne des albums, sans reproduire le minimum de renseignements que l’on trouvait habituellement sur les pochettes de vinyl ou de CD. En outre, toujours dans le souci de respecter la paternité et le droit moral, il sera nécessaire de préciser dans le droit les notions de diffuseur  et de primo-diffuseur d’œuvres numériques, afin de leur imposer de renseigner les tags des fichiers, y compris les internautes.</p>
<p><strong>-Pédagogie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je me suis étonné qu’un article de la Hadopi  prévoit d’imposer des cours de  morale à nos enfants dans les collèges contre le téléchargement illégal, alors que cette question de la contrefaçon numérique fait encore débat. Et alors que le rôle du marché n’est pas de faire la morale aux citoyens, mais de créer des richesses. D’autant que comme autorité morale, des sociétés qui conditionnent nos enfants par des partenariats croisés TV et radios où tout le monde se partage le gâteau de matraquages scientifiquement  programmés; en fonction de cibles (nos enfants donc) ne me semblent pas les mieux placées. Alors en rajouter une couche à l’école en les dirigeant bien gentiment vers leurs plateformes d’achat&#8230; L’école a déjà fait sortir les machines à sucrerie et le Coca Cola des cantines, je compte bien sur les syndicats d’enseignants pour faire la même chose avec  les sites de téléchargement qui de toute manières, sont dors et déjà dépassés à l’heure du streaming gratuit.</p>
<p><strong>-Intégration des CC (Creative Commons)</strong></p>
<p style="text-align: justify;">J’ai tenté d’expliquer pour la énième fois que les Creative Commons ne sont pas l’œuvre d’un groupuscule  d’extrême gauche souhaitant instaurer la dictature du prolétariat, mais d’un professeur de droit américain, démocrate, proche du president Obama et  très sérieux : Lawrence Lessig. Ses travaux donnent la bonne direction dans une régulation de la propriété intellectuelle plus conforme à la toile. Je me suis étonné que la SACEM et les maisons de disques ferment encore la porte du professionnalisme aux dizaines de milliers d’auteurs qui ont fait ce choix naturel qui est de laisser circuler les œuvres dans le cadre non lucratif et de percevoir les droits pour les usages lucratifs . C’est pourtant la forme des droits d’auteurs des origines, ceux des lumières. Personnellement, comme Trent Reznor ou Gilberto Gill, j’utilise une licence en particuliers qui est parfaitement compatible avec le marché, l’édition et la SACEM. La <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/creativecommons.org');"><strong>CC parternité -pas d’utilisation commerciale -pas de dérivés</strong></a>. Pour moi, l’avenir de l’édition sur la toile, c’est cette licence. Et nous rejeter est la preuve, là pour le coup, d’une vision dogmatique ; une vision ultralibérale qui confond la propriété intellectuelle et la propriété matérielle. Pour les tenant de cette vision extrêmiste, tout est marché et ceux qui pensent différemment sont des communistes. Voyez comme Obama a du mal combattre cette vision actuellement dans le cadre de sa réforme de  santé…  Personnellement, je n’empêche personne de travailler alors que j&#8217;estime que l&#8217;on m&#8217;en empêche aujourd&#8217;hui en raison de mes convictions. David me dit « vous avez fait ce choix », comme si j’avais fait le choix de me situer totalement hors marché , c’est faux. J’ai fais le choix d’un équilibre entre le marché des produits et services dérivés culturels et la gratuité de la culture, ce qui est très différent. J’ai donc demandé à ce que la SACEM et les maisons d’éditions fassent un effort pour tester ce modèle avec quelques artistes. Je m’adressais aussi sur cette question à l’ancien conseiller juridique de la SACEM.A suivre…</p>
<p><strong>-Innovation</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les parties de notre discussion portant sur l&#8217;innovation et la selection n’ont pas pu être diffusé dans le mag faute de place. J’ai insisté auprès de David sur le fait que pour moi, c’est par l’innovation que le marché retrouvera des ressources et pas par la répression des mœurs sur la toile. Les consommateurs n’achètent plus de disque, parce que le CD d’aujourd’hui est mort, tout simplement, il est un produit obsolète. Or, je vois trois grands axes pour le remplacer : l’interactivité, le support et l’aspect collector. Si l’industrie du disque avait placé ne serait-ce qu’un code personnalisé dans chaque boite vendue donnant le droit d’accéder à des contenus interactifs et des animations spécifique de communautés virtuelles bâties autour des artistes, elle aurait ralenti la chute des ventes comme le jeu vidéo l’a fait. Et ce n&#8217;est pas avec les quelques photos offertes avec Open Disc que le consommateur sera satisfait. Par ailleurs, le support du CD on le sait, n’est pas fiable, à cause de la couche organique qui se détériore. Il y a un consortium à bâtir pour trouver une vrai solution de stockage qui dure toute la vie. Il y a énormément de chose à faire. J’ai eu des mots assez durs envers les patrons actuels des majors, ils se sont endormis alors que gouverner c’est prévoir. Dès l’amorce du déclin du CD un travail aurait dû être fait pour le remplacer, c&#8217;est-à-dire il y a 5 bonnes années au moins. Aujourd’hui dans les dernières déclarations des capitaines de cette industrie, la seule innovation proposée est encore un conditionnement de plus de nos enfants : <a href="http://www.musiqueinfo.com/debats/musique-et-marques-vers-des-associations-vertueuses-.html" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/www.musiqueinfo.com');">le placement produit</a>. Ils ne se rendent même pas compte que les chanteurs n’ont rien à voir avec des lessives puisque c’est comme cela qu’il les considèrent. Et ils ne se rendent pas compte non plus que le mépris qu’ils suscitent actuellement provient de ce que Bernard Stiegler appelle une « écologie de l’esprit », c&#8217;est à dire de leur propre mépris envers le public. C’est commercialement contre-productif dans le milieu des produits culturels de bâtir des stratégies marketing agressives. Que ceux qui n&#8217;ont pas compris cela dans cette profession aillent plutôt bosser chez Procter et Gamble ou Carrefour, là ils feront carrière et ils seront plus heureux.</p>
<p><strong>-Sélection</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La gratuité de la musique sur Internet, je l’écrivais dans mon livre, viendra aussi du système de sélection aristocratique d’aujourd’hui par quelques dirigeants de maisons de disques. Cela ne correspond pas à la réalité matérielle des masses de créations, de maquettes enregistrées et donc, d’espoirs. Dès lors, si la seule manière de devenir pro de la musique c’est de signer avec une maison de disque, il y a une injustice naturelle de la sélection dû au simple fait que leurs directeurs artistiques n’ont pas la possibilité matérielle de tout écouter. Une fois qu’ils auront envoyé une ou deux fois leurs œuvres par la poste sans réponse, les artistes n’auront plus d’autre choix que de mettre leurs œuvres à disposition gratuitement sur Jamendo ou ailleurs, pour exister tout simplement. Les maisons de disques devront donc elles-mêmes créer des sites Internet ou des auditions sérieuses destinés à la sélection de leurs artistes, ou alors, elles seront peu à peu remplacées par ce que j’appelle de « nouveaux rituels de sélection par la toile ». Là-dessus David a la même réaction que <a href="http://bit.ly/40fEaO" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/bit.ly');">Vincent Frérebeau face à Philippe Aigrain</a>. « Citez moi un seul artiste qui est devenu pro par le simple fait de laisser sa musique sur Internet ! ». La réponse toute simple à cette question tarte à la crème on la trouve page 26 de ce même numéro de Musique Info que l&#8217;on m&#8217;a envoyé . Où l’on constate les Hits parade des passages TV et radios de chansons. Le rituel actuel de sélection des professionnels de la musique bien ancré dans notre société c’est la signature avec une maison de disque qui ouvre la voie ensuite aux passages radio et TV qui constituent pour les consommateurs, les organisateurs de spectacle et les journalistes,  la légitimité professionnelle. Et on constate la prédominance des Majors dans ces classements. Vous y comptez les labels indépendants sur les doigts d’une seule main. Nous sommes dans le règne de la rareté artificielle, des 4 ou 5 radios et TV prescriptrices et des 4 Majors du disque, bientôt 3 dit-on. Avec Internet, cela prendra du temps, certes, mais  ce conditionnement va tomber.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est d’ailleurs pour cela qu’il va être très difficile à David El Sayegh d’allier son intelligence et ses compétences à la fonction qui est désormais la sienne d’avocat d’une condamnée : la rareté artificielle.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, nous avons aussi trouvé des points d&#8217;accords, comme par exemple le fait que les FAI devront nécessairement un jour ou l&#8217;autre et d&#8217;une manière ou d&#8217;une autre, contribuer à la création dont ils profitent comme argument principal de vente des accès à Internet.</p>
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		<title>Création de la première SARD sur la toile</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Sep 2009 10:21:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philaxel</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Journal de bord]]></category>

		<category><![CDATA[bernard stiegler]]></category>

		<category><![CDATA[Creative Commons]]></category>

		<category><![CDATA[francis muguet]]></category>

		<category><![CDATA[mecenat global]]></category>

		<category><![CDATA[sard]]></category>

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		<description><![CDATA[Hier soir à Paris le collectif Accès Libre a créé une Société d&#8217;Acceptation et de Répartition des Dons pour les créateurs de contenus sur Internet. Je n’ai pas pu assister à l’événement malheureusement, et j’ai d’autant plus de regret que le philosophe Bernard Stiegler , que j’apprécie tout particulièrement et que je cite très souvent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Hier soir à Paris le collectif Accès Libre a créé une<a href="http://www.sard-info.org/" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/www.sard-info.org');"> Société d&#8217;Acceptation et de Répartition des Dons</a> pour les créateurs de contenus sur Internet. Je n’ai pas pu assister à l’événement malheureusement, et j’ai d’autant plus de regret que le philosophe <a href="http://www.arsindustrialis.org/audio" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/www.arsindustrialis.org');">Bernard Stiegler</a> , que j’apprécie tout particulièrement et que je cite très souvent comme référence à mes travaux, y donnait une conférence. Cette initiative découle du projet Mécénat Global du docteur en droit  Francis Muguet. Dans l’attente de la mise en place d’une licence globale, il s’agissait ici de créer une structure pour accueillir des dons éventuels d’internautes et les répartir ensuite selon un mode original : l’attribution volontaire. Les internautes choisiront en effet une liste d’auteurs qui selon eux, méritent d’être soutenus. Une initiative intéressante  qui alimente le débat d’une manière très positive, même si des doutes subsistent en ce qui concerne son efficacité économique.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-644"></span>De plus en plus de créateurs dont je fais parti choisissent les licences ouvertes de type <a href="http://fr.creativecommons.org/contrats.htm" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/fr.creativecommons.org');">Creative Commons</a>. La licence que j’utilise, <em><strong>Paternité-Pas d’utilisation commerciale-pas de dérivés</strong></em>, est entièrement compatible avec un professionnalisme musical, avec le mode de rémunération de la SACEM et même, une édition phonographique. D’ailleurs, Mathieu Pasquini, un des créateurs de cette SARD, a créé une <a href="http://www.ilv-bibliotheca.net" target="_blank" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/www.ilv-bibliotheca.net');">maison d’édition de livres</a> sur ce modèle. Si vous regardez attentivement toutes les personnes présentes hier à ce lancement, ils sont loin du profil de gauchistes radicaux souhaitant une disparition complète du marché, ils sont pour la plupart, des entrepreneurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour eux comme pour moi, il est évident que la solution la plus pragmatique aujourd’hui se trouve dans ces licences à la fois ouvertes dans le cadre non lucratif et payantes pour les usages lucratifs, ce qui est, encore une fois,  la définition même de la propriété intellectuelle des origines. Ils ajoutent à cela une volonté de justice de répartition des sommes collectées, alternative intéressante à celle par les usages, qui est souvent une prime au racolage et aux méthodes de promotion marketing les plus proche du conditionnement, plutôt qu’une prime au mérite et au talent.</p>
<p style="text-align: justify;">A partir de là si les sociétés de gestion collectives et les éditeurs traditionnels nous rejettent encore de manière dogmatique comme elles le font aujourd’hui , nous serons en effet obligé de créer de nouvelles sociétés de gestion collectives ou d’adhérer à cette SARD. Le problème c’est qu’elle sera beaucoup moins efficace sans doute à générer des moyens si elle se limite aux dons des internautes qui partiront plus volontiers aux ONG et c’est bien normal.</p>
<p style="text-align: justify;">Que l’on s’entende bien. Ce qui nous intéresse, nous les musiciens, ce n’est pas de nous acheter des châteaux en Suisse et une collection de voitures grâce à notre musique. Ce qui m’intéresse personnellement, comme tous les musiciens que je connais, c’est de pouvoir monter un petit atelier musical chez moi,  m’acheter des instruments de musique, du matériel d’enregistrement, payer des séances de studio à des musiciens professionnels, des séances de mixage et de mastering et luxe ultime peut être un jour, payer un arrangeur sur l’une ou l’autre de mes chansons.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui devrait nous intéresser aussi, plus globalement, c’est trouver le moyen de rééquilibrer cette situation actuelle où il n’existe pas de classe moyenne de musiciens dans notre société, ce qui n’est pas normal au regard de l’utilité sociale et économique de la musique. Les FAI par exemple, tiennent une bonne part de leur fortune acquise en quelques années des échanges gratuits de musique sur la toile. Une part devait logiquement revenir aux créateurs, ce combat là ne fait donc que commencer.</p>
<p style="text-align: justify;">L’annonce récente d’une nouvelle taxe sur les antennes des opérateurs téléphonique étant plutôt une mauvaise nouvelle pour la musique, après la taxe pour la compensation du service public audiovisuel. Car plus la filière musicale attends, plus elle sera servie après les autres et plus ce sera difficile d’obtenir une taxation des opérateurs.</p>
<p>Je salue donc cette initiative et il est possible que j’y adhère, par défaut, jusqu’à ce que le marché et la SACEM adoptent un modèle ouvert et une forme de licence globale, pour l’intérêt de tout le monde.</p>
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