Il y aura un moyen simple de savoir si la mission Zelnick a cherché vraiment à trouver une solution pour la rémunération de tous les auteurs qui contribuent à la richesse du web culturel, ou bien seulement pour les producteurs et éditeurs. C’est assez simple, si je ne suis pas auditionné comme je l’ai demandé, c’est que cette mission est une mascarade comme l’a été celle de Denis Olivennes, venu défendre le site de téléchargement musical de la FNAC dont il était encore le boss. Pour l’instant je n’ai même pas reçu de réponse à ma demande il y a déjà plus de deux semaines déjà, et je n’ai pas reçu le fameux questionnaire. Lundi dans une entrevue accordée au Figaro, notre nouveau ministre de la culture donne le cahier des charges à cette mission d’une manière assez maladroite: « Je n’ai aucune idée préconçue et j’attends le rapport. Une chose est sûre, je ne reproposerai pas la licence globale dont personne ne sait exactement en quoi elle consiste et dont le principe même l’expropriation des droits d’auteur est refusé par tous les créateurs. » Sauf le respect que je dois à monsieur le ministre, je vois 4 mensonges dans cette seule phrase, ça commence bien… Continue Reading »
Il y a bien longtemps quelque part dans notre galaxie, l’affrontement faisait rage entre les forces obscures de l’Empire et les rebelles de la république. Darth Sarkozy allié aux puissantes guildes marchandes n’avait pu imposer sa nouvelle arme médiatico-technologique : l’hadopi, contrarié dans ses plans, au dernier moment par quelques courageux chevaliers Jedi alliés aux contrebandiers de la quadrature du Net. Les sages du conseil constitutionnel ayant balayé une première fois ses intentions de contrôle des réseaux de télécommunication par la terreur, il tentait une dernière fois de présenter un nouveau texte à l’Assemblée Nationale de sa planète dans la semaine du 21 au 24 juillet 2009 : l’Hadopi 2, le retour…
Mise à jour: Laurent Petitgirard n’est plus président du conseil d’administration de la SACEM depuis le 15 Juin 2009 date à laquelle un nouveau conseil d’administration a été élu.
Je revendique ce concours Lépine de la taxe pour financer les contenus sur Internet. Il est indispensable et il sera très utile à notre société. Maintenant que tout le monde constate l’échec des politiques de répression des échanges non lucratifs d’œuvres sur la toile, que deux ministres de la culture s’y sont cassé les dents, que l’on constate aussi la défaillance du marché à produire des revenus utiles à la création par le streaming et la pub, il faut bien se mettre au travail afin d’établir des transferts de ressources nouveaux et adaptés à ce contexte particuliers. Dans la vidéo de ma conférence partie 4, la licence globale, je cite quelques propositions et présente les différentes méthodes possibles. La semaine dernière un nouveau prétendant inattendu au premier prix de ce concours a avancé une proposition en son nom personnel : Laurent Petigirard, Président du conseil d’administration de la SACEM. Qui pourtant longtemps n’a pas voulu en entendre parler. Mais voilà, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, et Monsieur Petigirard n’en est pas un, en plus d’être un musicien, compositeur et chef d’orchestre de talent.
Le rebelle qui s’exprime sur ce blog et qui peste contre les dérives de l’industrie du disque est un enfant de la télé qui a passé son adolescence à donner des coups de pieds et des coups de hanches en l’air devant la glace en imitant Michael Jackson. D’ailleurs j’avais écris un article en Juin 2005 titré « I love you Michael », alors que je pressentais déjà le pire pour lui devant le gâchis de ses pulsions auto-destructrices.Je me contenterai dans cet article de témoigner simplement de la manière dont cet artiste a pénétré mon inconscient comme des millions d’autres êtres humains sur cette planète. Quelques fans s’y retrouveront peut être. Michael Jackson était un vrai grand artiste, capable de transmettre une énergie incroyable, j’ai eu par ailleurs la chance de le voir en concert en août 88 à Montpellier.
Vive la république française ! Voilà ma réaction spontanée lorsque j’ai appris la censure du conseil constitutionnel du volet répressif de la loi Hadopi pour les raisons mêmes que j’évoquais sur ce blog, de respect du droit fondamental qu’est la liberté d’expression par la toile. Se référant aux articles 19 et 11 de la déclaration des droits de l’homme, la France a envoyé un signal clair et retrouvé ainsi sa valeur d’exemple au niveau international. On ne peut pas couper l’accès Internet à un citoyen sans procès équitable et sans procédure contradictoire. Je suis fier d’être français aujourd’hui, au moins autant que j’en avais honte pendant les débats de la Hadopi, devant tous ceux, et parfois même des artistes, qui ont soutenu ce monstre de projet de loi, amorce d’une dictature du marché, par la surveillance et le conditionnement. Loi qui n’apportait par ailleurs aucune solution nouvelle de rémunération des créateurs et d’accompagnement positif de cette révolution numérique inévitable.
Le gouvernement a décidé de représenter le texte Hadopi le 29 Avril. Mme Albanel, ministre de la culture a même envisagé sa démission en cas de remise en cause du texte après son rejet par l’assemblée. Malgré un appel à manifestation réelle le samedi 25 Avril, l’opposition des internautes et celle de l’opposition politique qui semble désormais prête à se servir de ce thème de campagne pour les européennes , cela ne suffit pas visiblement à faire changer d’avis le président de la république très remonté après cette humiliation. Mais le problème principal auquel nous sommes confrontés lorsque nous proposons une solution de type « contibution créative, taxe FAI ou licence globale » est que même les adversaires des solutions de répression ont du mal à matérialiser cette logique. Car ils pensent tout de suite à un système collectiviste .Voici donc quelques réponses aux principaux arguments de ceux qui avec sincérité souvent, sont inquiets de ce qu’ils considèrent à tord comme un changement complet de paradigme qui remettrait en cause de manière trop brutale l’équilibre actuel des filières de la musique et du cinéma. Et qui semblent ignorer que, à moins de supprimer Internet, ce nouveau support de communication va bouleverser encore d’autres filières sans que des études économiques approfondies n’en aient encore vraiment mesuré les incidences chiffrées.
Ils sont contre la loi hadopi et ils ne sont pas “5 gus dans un garage” comme le cabinet du ministère de la culture l’avait affirmé un temps . La section numérique Temps Réel du PS au travers d’une page de Maurice Ronai, liste les principales prises de positions publiques contre cette loi dont l’examen reprendra demain Lundi 30 Mars à l’Assemblée Nationale. A suivre en direct sur Internet sur ce lien. Voici cette liste non exhaustive, de quoi quand même au minimum douter de l’opportunité d’une telle usine à gaz non ?
Le premier jour de discussion de la loi hadopi, le député UMP Martin-Lalande a déposé cet amendement qu’il a retiré juste avant sa mise au vote (N° 200 Rect): « L’accès à internet constitue un droit fondamental. Le droit d’accès numérique aux services publics, aux procédures administratives ou judiciaires est garanti. Toute personne a droit à une vie numérique comprenant: la libre communication, la sûreté et la propriété numériques. Le droit à l’anonymat numérique est reconnu à chaque individu. » Comme pour l’exception culturelle, j’estime que cette notion de droit fondamental a été mal exposée dans ce débat de l’Hadopi en France, alors qu’elle l’avait été plus judicieusement par les députés européens.
Mes amis de la Quadrature du Net qui ont réalisé cette vidéo pastiche de l’Hadopi à partir d’un extrait du film génial de Terry Gilliam , “Brazil”, se sont remémoré sans doute à quel point son scénario était pertinent sur le sujet qui nous préoccupe aujourd’hui. Je viens de revoir ce film et le bonus inclus dans le DVD. Et j’y ai trouvé quelques perles à lire entre les lignes…Souvenez-vous …
Les 12 et 13 Mars l’Assemblée Nationale a débuté les débats sur la loi hadopi qui se poursuivront le 30 Mars. Le rapporteur de la loi et la ministre de la culture ont donné un avis défavorable et donc, provoqué les votes de rejet des députés de la majorité sur une série d’amendements qui pourtant, auraient pu améliorer le sort des vrais créateurs, c’est-à-dire les artistes. Prouvant ainsi que cette loi n’a strictement rien à voir avec leur défense. Voici la liste des amendements rejetés avec à chaque fois mon explication, et le lien vers le site de l’Assemblée où vous pourrez les vérifier vous-même. A noter que certains de ses amendements avaient été pourtant déposés par des députés de la majorité.