Ils sont contre la loi hadopi et ils ne sont pas “5 gus dans un garage” comme le cabinet du ministère de la culture l’avait affirmé un temps . La section numérique Temps Réel du PS au travers d’une page de Maurice Ronai, liste les principales prises de positions publiques contre cette loi dont l’examen reprendra demain Lundi 30 Mars à l’Assemblée Nationale. A suivre en direct sur Internet sur ce lien. Voici cette liste non exhaustive, de quoi quand même au minimum douter de l’opportunité d’une telle usine à gaz non ?
Après le chapitre complet en pdf concernant l’exception culturelle, les éditions Pearson/Village Mondial me permettent aujourd’hui de vous faire partager le chapitre : Sélection et rareté artificielle : le pouvoir de dire « oui ». Je pense en effet que cette question est centrale dans les débats actuels. Car ce qui crée une économie de la musique capable de se régénérer, c’est la rareté des talents sélectionnés dans la masse des productions. Hors, les Majors du disque ont substitué depuis une quinzaine d’années cette rareté réelle du talent par une rareté artificielle, une sélection aristocratique et marketing, qui justifie à elle seule que les artistes prennent désormais en main eux-mêmes la sélection des professionnels parmi eux, comme c’est le cas dans la majorité des métiers.
La révolution musicale - Nov 2007-Pearson/Village Mondial- Philippe Axel- Extrait pdf: Sélection et rareté artificielle
Le premier jour de discussion de la loi hadopi, le député UMP Martin-Lalande a déposé cet amendement qu’il a retiré juste avant sa mise au vote (N° 200 Rect): « L’accès à internet constitue un droit fondamental. Le droit d’accès numérique aux services publics, aux procédures administratives ou judiciaires est garanti. Toute personne a droit à une vie numérique comprenant: la libre communication, la sûreté et la propriété numériques. Le droit à l’anonymat numérique est reconnu à chaque individu. » Comme pour l’exception culturelle, j’estime que cette notion de droit fondamental a été mal exposée dans ce débat de l’Hadopi en France, alors qu’elle l’avait été plus judicieusement par les députés européens.
Mes amis de la Quadrature du Net qui ont réalisé cette vidéo pastiche de l’Hadopi à partir d’un extrait du film génial de Terry Gilliam , “Brazil”, se sont remémoré sans doute à quel point son scénario était pertinent sur le sujet qui nous préoccupe aujourd’hui. Je viens de revoir ce film et le bonus inclus dans le DVD. Et j’y ai trouvé quelques perles à lire entre les lignes…Souvenez-vous …
Les éditions Pearson/Village mondial m’autorisent très aimablement la publication sur mon blog de deux chapitres complets de mon livre La révolution musicale paru en Novembre 2007. Ce premier chapitre intégral en PDF est la définition de ce que l’on appelle l’ « exception culturelle », le deuxième chapitre mis en ligne traitera de la “selection et de la rareté artificielle”.Des concepts essentiels derrière toutes les batailles actuelles sur Internet. Ce terme est en effet galvaudé actuellement dans les débats sur la loi Hadopi. On y parle généralement de l’ «exception culturelle française » à propos de notre système de financement du cinéma. Mais vous constaterez dans ce texte que la définition de l’exception culturelle est plus générale encore, et qu’elle n’est pas typiquement française mais qu’elle concerne l’enjeu international primordial de ce que l’on appelle : « la diversité culturelle ». Le projet de loi Hadopi va à l’encontre de ce principe, car il se place contre tout transfert de ressource indirect (licence globale, taxe FAI, redevance etc.), favorisant une vision purement industrielle du fichier numérique culturel.
La révolution musicale - Nov 2007-Pearson/Village Mondial- Philippe Axel- Extrait pdf: L’Exception culturelle
Les 12 et 13 Mars l’Assemblée Nationale a débuté les débats sur la loi hadopi qui se poursuivront le 30 Mars. Le rapporteur de la loi et la ministre de la culture ont donné un avis défavorable et donc, provoqué les votes de rejet des députés de la majorité sur une série d’amendements qui pourtant, auraient pu améliorer le sort des vrais créateurs, c’est-à-dire les artistes. Prouvant ainsi que cette loi n’a strictement rien à voir avec leur défense. Voici la liste des amendements rejetés avec à chaque fois mon explication, et le lien vers le site de l’Assemblée où vous pourrez les vérifier vous-même. A noter que certains de ses amendements avaient été pourtant déposés par des députés de la majorité.
Je n’avais pas été impressionné comme cela devant un talent musical depuis longtemps. Et moi qui suis plutôt de culture populaire, de ceux qui tiraient sur les violons, c’est un musicien classique qui me transporte pourtant aujourd’hui. En ce moment, c’est lui que j’écoute le plus souvent, découvrant ses albums en streaming légal alors que je n’aurais pas les moyens de les acheter. Et comme la musique se partage, ainsi étant sa nature propre, j’espère vous donner ici l’envie de le découvrir à votre tour. Vous ne l’avez jamais entendu sur nos radios, ni vu sur nos télévisions, il s’appelle Joe Hisaishi, il est japonais, et je pense que c’est un génie musical de notre temps, pas assez connu dans notre pays.
Je souhaite reproduire ici la réponse que je viens de poster sur le blog de Monsieur Pascal Rogard; directeur général de la SACD.Je ne suis pas le porte parole officiel de Jacques Attali et il répondra parfaitement lui-même s’il le souhaite aux diverses attaques portées contre son article de l’Express: “une loi scandaleuse et ridicule“. Mais j’ai souhaité réagir devant ce que je considère comme une preuve de mauvaise foi évidente de ceux qui caricatures systématiquement les positions des contradicteurs de la loi hadopi; qui défendent une autre voie pour la rémunérations des créateurs sur Internet.En faisant remarquer au passage à Monsieur Rogard que je suis créateur d’oeuvres musicales téléchargées sur Internet, et que je ne suis pas rémunéré actuellement.
Quand j’avais 13 ans, l’âge de mon fils, je me souviens de cette expression typique du sud de la France entre Montpellier et Marseille. On appelait certains garçons des « piches ou pichous» et certaines filles des « pichettes ». Cette distinction affectueuse était culturelle. Elle désignait celles et ceux qui avaient peur de réfléchir de peur de se claquer un neurone.Celles et ceux qui adoptaient une culture facile faite de films de baston, de chansons faciles à comprendre, d’alcool bon marché, de vulgarité assumée, de mobylettes bruyantes et de bling bling aussi bien dans les dessins approximatifs d’un maquillage bizarre, que dans le pantalon de survêtement réglementaire ou la coupe de cheveux la plus affreuse possible pour effrayer les moineaux. Aujourd’hui en 2009 c’est leur triomphe. Hier l’Assemblée Nationale a étudié une loi exigée par les deux rois de la culture piche : Luc Besson et Pascal Nègre. A la demande, il est vrai, du pape de la culture piche, installé désormais à l’Elysée. La France est bien devenue une Italie de Berlusconi comme une autre…Un pays ou les pichous font la loi, à l’Assemblée Nationale comme dans la cours de récré.
Une loi tout à fait originale va être débattue à l’Assemblée Nationale à partir du 10 Mars. Peu de citoyens comprennent aujourd’hui vraiment les enjeux multiples et les conséquences de ce texte pour eux-mêmes, pour la France et pour le reste du monde dans la valeur d’exemplarité dont notre pays a toujours bénéficié dans ce domaine. Le réveil sera difficile dans le pays des droits de l’homme et du droit d’auteur.