Jun 11 2008
Sentimental bourreau
Je ne me reconnais pas dans le portrait robot de « l’anarcho-communiste » brossé par Denis Olivennes dans son livre de droite ultralibérale: « la gratuité c’est le vol ». Je ne suis pas un anarchiste, car je pense qu’il est très souvent nécessaire de placer un arbitre sur le terrain. Et je ne suis pas un communiste, car je ne suis pas, par exemple, pour que les auteurs de chansons deviennent des salariés. Je suis dans le camps des réformateurs et des régulateurs des désordres sociaux et économiques, et c’est par la loi que l’on réforme et que l’on régule. La toile n’est pas et ne sera jamais un espace de non droit. Il existera simplement un droit spécifique au cyber espace et aux biens numériques assurant à la fois la liberté d’expression, de partage culturel et de commerce. Voici donc à qui je couperais volontiers les têtes “mais sans penser à mal” comme aurait dit le génial Bobby Lapointe (qui est mort sans le sou, abandonné par sa maison de disque).






