Jan
23
2008
Le rapport de la commission pour la libération de la croissance française présidée par Jacques Attali fait une distinction entre la contrefaçon de produits physiques, et le peer to peer: “Les auteurs et interprètes des oeuvres musicales et audiovisuelles, aujourd’hui souvent téléchargées gratuitement sans que les créateurs soient rémunérés, doivent recevoir une juste rémunération. C’est la condition de la croissance du secteur. Toutefois, il convient de distinguer clairement la copie physique de la copie virtuelle. La copie physique, qui revient à vendre ce qu’on ne possède pas, obéit à la législation sur la contrefaçon et la piraterie. La copie virtuelle, qui revient à donner ce qu’on a reçu, est d’une autre nature.”
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Jan
23
2008
Suite à la discussion hier d’un projet de rapport sur les industries culturelles de la commission culture du parlement européen dont je parlais dans un précédent article. Les amendements reprenant les préconisations du rapport Olivennes auraient été rejetés grâce à une mobilisation sans précédent des internautes européens auprès de leurs députés.
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Jan
23
2008
Le rapport de la commission pour la libération de la croissance française présidée par Jacques Attali se trouve bien ce matin en téléchargement gratuit sur le site de la documentation française, comme prévu depuis le début de cette commission. Comme pour les autres rapports publics depuis une décision de Lionel Jospin en 1997 (le discours d’Hourtin), sa publication gratuite n’empêche pas qu’il puisse bénéficier d’un contrat de co-édition, comme ce fut le cas de tous les grands rapports publics de ces dernières années. L’éditeur s’engage alors à laisser le document en accès gratuit sur le site de la documentation française, tout en éditant une version agrémentée, s’il le souhaite, de bonus, explications, références etc.C’est exactement le principe que je défends ici pour la musique au travers des licences Creative Commons (Non commercial/Non remix). De surcroit, dans le cas présent, les droits d’auteurs de la version papier sont reversés, non pas aux auteurs de la commission, qui je le rappelle, sont tous bénévoles, mais à l’état par l’intermédiaire de la documentation française. Un journaliste des Echos, au lieu de commenter à l’avance les principales mesures sur le fond comme l’ont fait la plupart de ses collègues, a simplement copié/collé un brouillon du rapport une semaine avant sa publication gratuite (quelle performence journalistique!). L’editeur XO a donc porté plainte car il s’estime victime d’un préjudice, lui qui a déjà accepté une publication gratuite sur le site de la documentation française et engagé des frais pour publier la version papier. La publication des Echos est en effet, rappelons-le, une publication privée qui bénéficie bien a des acteurs privés: les actionnaires des Echos. Si une “privatisation du rapport public” a eu lieue, n’est-ce pas donc plutôt le fait des Echos qui prive l’état des ressources de la vente de la version papier ? Cette histoire assez claire et assez simple, se transforme actuellement sur le Net en une rumeurs populiste de la pire espéce. Je souhaitais juste ici, modestement, rétablir la vérité sur cette polémique. Et vous constaterez ainsi que quelquefois, ce sont les blogs qui rectifient les approximations des journaux traditionnels.
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