Lu ce matin sur le Blog Znet de Jean Baptiste Soufron , un communiqué de presse venant d’Amsterdam et daté du 23 août 2007 marque un tournant historique dans l’histoire des doits d’auteur et de la musique. Les fiançailles (car ce n’est encore qu’un projet pilote) d’une société de gestion collective des droits d’auteur Hollandaise (Buma-Stemra) et d’un mouvement associatif américain de réforme des droits d’auteurs : Les Creative Commons. Et pendant ce temps là, la France, le pays de Beaumarchais, le pays du droit d’auteur, se contente de tenir la chandelle…
Le 29 Mai dernier j’étais invité par mon ami Alban Martin à une sorte de “vernissage virtuel” dans Second Life. Pearson Education, éditeur du livre d’Alban: L’âge de Peer et aussi du livre de Chris Anderson - La longue traine , présentait une nouvelle publication: le guide officiel de Second Life. J’étais là sous la forme de mon avatar Frenchy, dans ma zolie chemise burgandy, une coupe de champagne à la main…Quand tout à coupe (de champagne) ! …Se produisit un événement très important que je vous laisse deviner…Ou comment le virtuel peut aussi, bouleverser le réel.
J’ai retrouvé ces images sur le site de nos amis d’extralab qui ont réalisés cet espace Pearson. http://www.extralab.fr
Une vidéo de Max Ewing, avatar spécialiste de la réalisation de films dans Second Life.
Nous l’avons observé pendant les débats de la loi DADVSI, peu d’artistes se risquent à être critiques, en public, envers les moeurs de leurs maisons de disques. Précarité de leurs contrats oblige… Il existe pourtant des symptômes qui montrent que de plus en plus, il existe un décalage entre ce que souhaitent les musiciens et ce que prévoient les dispositions contractuelles actuelles, en retard sur une nouvelle économie déjà en place. Les rapports entre ces deux génies créatifs et l’industrie musicale sont symptomatiques d’un malaise général étouffé par une omerta qui ne profite à personne. Prince a encore fait grincer les dents de sa maison de disque Sony ce mois de Juillet en distribuant gratuitement son nouvel album dans un journal et avec le billet de concert de sa tournée d’été. Alors que Manu Chao s’exprime à nouveau cette semaine dans un éditorial, expliquant qu’il va probablement arrêter de produire des albums pour diffuser directement sa musique sur son site Internet. Alors que la filière musicale et les droits d’auteurs devraient être au service de ces artistes là en priorité, leurs dirigeants actuels préfèrent alimenter des rapports conflictuels avec eux.