Lundi 12 Mai dans l’après-midi j’ai regardé pour la 15 ème fois peut être, la version 76 de King Kong diffusée par France 2. J’ai vu des choses que je n’avais pas vu les fois d’avant. Les effets spéciaux désuets et les personnages caricaturaux sont jubilatoires, mais pour moi ce film est bel est bien une œuvre du 7ème art, dans le sens où aujourd’hui, en 2008, on peut affirmer qu’il était visionnaire, essentiellement en raison de son scénario génial signé Lorenzo Semple.
Voilà l’expérience que j’attendais depuis un moment. Jusqu’à présent, le partage de musique en CC était considéré comme une alternative pratiquée par des groupes ou musiciens marginaux exclus du circuit traditionnel. Ils sont déjà quand même plusieurs dizaines de milliers sur la toile, mais les maisons de disques et la SACEM persistent à ignorer cette logique de manière totalement incompréhensible. Cette fois, c’est un groupe américain à la renommée internationale, qui génère un chiffre d’affaire conséquent, qui tente l’expérience Creative Commons, sous l’impulsion de son chanteur leader Trent Reznor. Le dernier album de Nine Inch Nails est en effet disponible en plusieurs formats au téléchargement, on peut le partager librement, l’utiliser librement dans le cadre non lucratif et les remix sont autorisés. Une version CD et une version Vinyl seront bien vente en Juillet, mais surtout, le groupe compte se récupérer sans doute sur une tournée à venir et la vente de «merch» divers et variés (comprenez merchandising=produits dérivés). Parmi ces produits dérivés, je me suis arrêté sur ce livre au format luxueux qui accompagne un coffret. Selon génération mp3, les 2500 exemplaires à 300 dollars de ce coffret seraient déjà vendus, soit déjà 750 000 dollars de CA quand même… Il faudra suivre de près les résultats financiers de cette expérience, car pour moi c’est le modèle économique le plus cohérent avec la révolution numérique.
Des émissions musicales de cauchemar, on en aura vu à la téloche ! L’édition 2008 de la Nouvelle Star par exemple, qui touche sans doute le fond du cynisme avec l’expérience Cyndi Sanders. De manière assez symbolique, cette année, Manu Katché quittait cet univers para-musical sordide pour créer cette fois, une émission de rêve :
ONE SHOT NOT sur ARTE, une véritable révolution musicale ? Lire la suite »
Lawrence Lessig, le concepteur des contrats de licence Creative Commons, qui est-t-il donc ? Est-il le gourou d’une secte de mangeurs de chair humaine vénérant le diable en personne ? Ou bien le nouveau Cohn-Bendit souhaitant nous entrainer dans le chaos total d’une nouvelle révolution de jeunes internautes ? Ou encore , peut être , un communiste révolutionnaire qui souhaite nationaliser Universal ? La réalité est un peu plus ordinaire. Il s’agit d’un professeur de droit très sérieux de l’université de Stanford aux Etats-Unis. Son objectif est de sauver le droit d’auteur à l’heure de l’internet, et non pas, comme certains le pensent, de le faire disparaître. Je vous propose de le découvrir par ces quelques vidéos que j’ai trouvé sur Youtube, ainsi qu’un petit extrait audio traduit en français pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais.
Cela faisait un petit moment que je n’avais pas posté de nouvelle composition musicale.Celle-ci est un peu spéciale. C’est un instrumental original entre-coupé d’extraits de fichiers audio de ma petite médiathèque personnelle. Une sorte de “patchwork”, résumé des arguments de ceux qui ne veulent pas du filtrage et de la surveillance de la circulation des œuvres culturelles sur Internet.C’est donc un fichier à faire circuler sur la toile dont le titre est: Copier Coller (CC étant aussi les initiales de Creative Commons). Je retranscris dans cet article les textes des différentes interventions que vous entendrez dans ce clin d’oeil musical .
Lundi soir 14 Avril Arte a diffusé le film de Michael Caton-Jones : Shooting Dogs. Je suis encore sous le choc deux jours après. Les débats sont nombreux sur le fond du sujet, le génocide au Rwanda en 1994, c’est-à-dire hier. Je parlerai ici surtout de la forme. J’ai reçu en pleine face cette coproduction de la BBC, chaîne publique, diffusé sur Arte, chaîne publique, comme un des plus grands films de l’histoire du cinéma. Je ne comprends pas pourquoi il n’a pas été primé dans les différents festivals. Peut être parce que, comme pour la musique, leurs sélections sont faussées par quelques intérêts qui dépassent l’artistique. Sa réalisation est tout simplement hors du commun. La qualité des images, des prises de vues, des dialogues, de la mise en scène, du jeu des acteurs. Pardon, les acteurs de ce film de jouent pas, ils dessinent un tableau. Comment peut-on transmettre une émotion aussi pure ? Comment peut-ton laisser de trace aussi importante dans les mémoires collectives et individuelles ? Ce Monsieur Caton-Jones est un génie et les acteurs de ce film sont de très grands acteurs.
Aujourd’hui le journal Le Monde ne paraîtra pas, son personnel est en grève pour la première fois de son histoire. Véritable institution, il va subir un plan de licenciement de plus d’une centaine de journalistes parmi les meilleures plumes numériques de notre pays. Il y a peu, c’était le journal Liberation qui était en proie à des mouvements du même ordre. Et puis il s’est produit un événement insensé, cette prise de fonction de Denis Olivennes au poste de Directeur Général du Nouvel Observateur. Une catastrophe qui à mon sens, méritait une pétition de l’intelligencia culturelle française au moins aussi importante et aussi médiatisée que celle qu’a subit Georges-Marc Benhamou lors de sa nomination à la Villa Médicis. Car il se produit avant tout, comme dans l’industrie musicale, une crise économique due à la révolution numérique à laquelle ces secteurs ne se sont pas préparés. Derrière cette crise générale, le même problème global du financement de la production immatérielle à l’heure de la gratuité irrémédiable des échanges de fichiers numériques sur la toile. Un problème qui concerne aussi la télévision, le cinéma, le livre etc. Lire la suite »
Les sites Pc Inpact et la quadrature du net annoncent que ce matin, au parlement européen, un amendement contre la riposte graduée a été adopté ! Cet amendement déposé dans le cadre du rapport en cours sur les industries culturelles, appelle les états de l’union européenne à « éviter l’adoption de mesures allant à l’encontre des droits de l’homme, des droits civiques et des principes de proportionnalité, d’efficacité et d’effet dissuasif, telles que l’interruption de l’accès à internet.»
Le CD est mort. Il va falloir en faire le deuil, et trouver mieux. Souvenez-vous en 2006, de l’étude de Kurt Gerecke, employé d’IBM . Celui-ci soutenait la thèse qu’un CD vierge du commerce, gravé à la maison, avait une durée de vie de 2 à 5 ans, car la couche chimique qui sert de support à l’information serait, selon lui, périssable dans ce délai. Cette information avait été reprise par quelques articles déjà, à l’époque, sur PC Inpact encore Clubic. La semaine dernière c’est France 2 dans un journal de 13h, qui proposait un reportage au sein de l’INA, où est stocké notre mémoire télévisuelle…sur des CD gravés. De quoi être plutôt inquiet pour la postérité de Guy Lux ou Léon Zitrone. Je vois deux autres raisons au déclin du CD (ou DVD) tel qu’on le connait aujourd’hui : (1)son packaging plastique est moche et (2)contrairement à ce que l’on nous disait à sa mise sur le marché, on peut parfaitement le rayer. Qui n’a pas de CD du commerce rayé chez lui ?
J’ai eu l’honneur d’une citation dans un article du journal Le Monde dans l’édition classique des Dimanche 6 et Lundi 7 Avril 2008 Page 10 et dans l’Edition numérique www.lemonde.fr. L’article est titré : « L’industrie du disque saute le pas de la révolution Internet ».Il traite du nouveau virage que tente de prendre l’industrie du disque qui semble avoir compris qu’elle ne pourra pas compenser la perte des ventes de CD par la vente de fichiers numériques. L’heure est donc au test des modèles économiques à base d’abonnements et à quelques expériences de gratuité financée par la pub. J’ai en effet expliqué au téléphone à la journaliste spécialiste des pages économie et entreprises qui a eu l’amabilité de me consulter, pourquoi, selon moi, malheureusement, les abonnements cela ne marchera pas , tandis que la pub ne générera pas assez de ressources non plus .